Analyse

 

Analyse des résultats

 

Les résultats que donne EPANET sont intéressants dans le sens où ils mettent en exergue les moments cruciaux où la cuve d'eau pluviale est vide et où le recours à l'eau potable est obligatoire.

Dans le cas actuel réel, si l'on se base sur les recommandations du binôme 1, c'est-à-dire si on couvre la terrasse de 1005 m² de panneaux solaires, on constate que la cuve est vide 206 jours sur 366 (année bissextile). Cette situation n'étant pas la plus adéquate, d'autant plus sur la deuxième année, nous avons cherché quelles améliorations pourraient maximiser les économies en eau potable. Le tableau 1 ci-dessous souligne les résultats obtenus ainsi que les coûts et économies réalisées.

 

Tableau 1 : Estimation de l'économie d'eau potable réalisée sur la première année (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

 

Ce tableau présente les économies réalisées sur la première année en comptant les dépenses liées à l'assainissement. En effet, le prix de l'eau à Toulouse est de 3,26 € le m3, provenant pour moitié environ de la potabilisation de l'eau et pour moitié de son assainissement. Si la récupération des eaux pluviales permet de s'affranchir du paiement de la potabilisation de l'eau, il est important de noter qu'après utilisation, l'eau des sanitaires est logiquement rejetée dans le réseau des eaux usées. Ainsi, son assainissement doit être pris en compte dans les coûts. Il faut également tenir compte de la mise en place de la cuve et de son remplissage sans demande lors du mois de janvier. Par conséquent, l'économie réalisée sur les années suivantes risque de différer quelque peu (un mois supplémentaire est à prendre en compte).

Par ailleurs, les études de cas comme la suppression d'un étage lors de la construction de l'hôpital ou encore un taux d'occupation des lits de 80 %, qui semble plausible, permettent de mettre en évidence l'économie importante réalisée par rapport au cas actuel. De plus, il est facilement imaginable que le taux d'occupation des lits varie beaucoup tout au long de l'année et permet ainsi de réaliser des économies plus intéressantes.

La dernière simulation avait pour vocation de trouver la surface minimale de panneaux solaires pour laquelle la cuve d'eau pluviale est systématiquement pleine. Il s'agit de 2020 m². Il est également intéressant de noter qu'un toit en matière dure permettrait de récupérer davantage d'eau puisque son coefficient de restitution est plus élevé (voir données). Cependant, la cuve devrait être de capacité plus importante, ce qui reste problématique. En effet, 50 m² représente le volume maximal de cuve souple que nous avons trouvé. La mise en place d'un autre type de cuve pourrait alors être envisageable, mais changerait totalement le dispositif de BTP proposé dans cette étude.

Enfin, pour le cas général, en troisième ligne du tableau 1, l'économie réalisée sur un an est de 608 €. Avec un coût de mise en place du dispositif de récupération des eaux pluviales et de son traitement de 16 000 € environ, le retour sur investissement est de 26 ans environ dans le cas le plus défavorable où le taux d'occupation des lits est de 100 % tout au long de l'année. Par voie de conséquence, puisque la durée de vie d'une cuve est d'une dizaine d'année, le système ne sera pas amorti. C'est pour cette raison que nous préconisons la mise en place de dispositifs récupérateurs d'eau sur une surface conséquente afin d'avoir recours à l'eau potable que très rarement (lors de période de sécheresse intenses, non décelées sur nos deux années de fonctionnement puisque la pluviométrie journalière est moyennée). Un hôpital étant généralement construit sur de vastes espaces, il n'est pas utopique de penser récupérer l'eau de plusieurs toitures ou encore de panneaux solaires situés hors toitures. De la sorte, le retour sur investissement serait seulement de 11 ans et donc largement plus intéressant. Le système serait alors de bilan neutre, il n'y aurait pas d'économies ni de pertes. Toutefois, les économies d'eau potable sont de bons arguments pour faire changer les mentalités et accepter d'utiliser les eaux pluviales pour alimenter les sanitaires des hôpitaux en France. En outre, l'aspect environnemental est de plus en plus mis à l'honneur, pour cause, est représente donc un enjeu majeur pour les décennies à venir.

 

 


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