Avis général

 

Avis général sur l'intérêt environnemental

d'un traitement approprié des effluents

hospitaliers

 

En raison des nombreuses hypothèses apportées pendant ces travaux de modélisation, essentiellement dues à l'absence de données concernant ces molécules anticancéreuses, les résultats que nous présentons sont purement théoriques.

Toutefois, nous avons tenté de rester le plus proche de la réalité possible. Grâce aux travaux effectués par le binôme 3, nous avons pu récupérer les taux d'abattement moyens de leur traitement. Avec ces valeurs, nous avons estimé la concentration restante, majoritairement représentée par les effluents privés des patients résidant dans la zone de récupération des eaux usées de Ginestous.

Nous avons alors vu qu'un traitement post-hôpital permettait de réduire l'impact de l'Ifosfamide au niveau du rejet dans la Garonne (80 mètres à peu près). Ces 80 mètres sont arbitraires et purement théoriques puisque aucune expérience in situ  n'a été développée jusqu'alors. Nous avons simplement tenté de mesurer l'impact de ces molécules avec/sans traitement, avec les outils dont nous disposions.

En ce qui concerne la Doxorubicine, si notre hypothèse est avérée, un post-traitement engendrerait une augmentation des concentration en molécules médicamenteuses dans les boues de station d'épuration. Pour éviter une plus grande exposition à ces molécules pour la biocénose environnante, il apparaît donc plus sage d'incinérer ces boues de post-traitement fortement chargée en molécules médicamenteuses, afin de les valoriser énergétiquement. A terme, il faudrait instaurer une réglementation comparable à celle créée en Suisse (visible dans le paragraphe Réglementation) pour ces boues issues du bioréacteur à membrane et du filtre du post-traitement développés par le binôme 3.

En conclusion, si le traitement proposé par le binôme 3 était effectif, les molécules anti-cancéreuses, certains antibiotiques et de nombreux autres constituants seraient interceptés. Les effluents liquides d'hôpitaux seraient donc moins chargés en molécules toxiques. A fortiori, les boues de station d'épuration du réseau urbain, qui recueillent ces effluents, elles aussi, seraient moins concentrées en ces éléments potentiellement dangereux, même à faibles concentrations.

On estime alors qu'un procédé de bioréacteur à membranes couplé à une nanofiltration permettrait de minimiser l'impact de l'Homme sur son environnement. Nous avons vu à travers notre raisonnement, que la contamination des eaux ou des sols en molécules classées CMR était fortement dommageable pour la biocénose en contact mais aussi pour les Hommes eux-mêmes. Ainsi, même si ce procédé de post-traitement est très couteux, la santé de l'Homme et de son environnement est primordiale.

 

 


 Comparaison des situations avec et sans traitements appropriés

Traitement de l'Ifosfamide                             Augmentation de la pollution des boues                             Avis général


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