Bilan

 

Bilan

 

Au  cours de notre travail sur ce Bureau d'Etude Industrielle, nous avons tenté de mettre en évidence les risques associés à l'absence de traitement des effluents hospitaliers. En effet, ces derniers peuvent accueillir une multitude de composés médicamenteux, parfois à des concentrations inquiétantes pour la biocénose en contact.

Au cours de ce raisonnement, nous avons effectué une compilation bibliographique pour tenter de déterminer les impacts qu'une catégorie de molécules peut avoir sur l'environnement : les anticancéreux. Dans l'élaboration de cette synthèse, nous avons parfois eu des difficultés en raison du faible nombre de références sur ces entités. Toutefois, nous avons réussi à fournir une "fiche technique" sur cinq des molécules anticancéreuses les plus utilisées dans le monde hospitalier.

Pour notre second travail, nous nous sommes particulièrement focalisés sur deux de ces cinq molécules, dont le devenir et le comportement au sein de la station d'épuration diffèrent : l'Ifosfamide, dont l'hydrophilie lui confère un avenir dans les eaux de la rivière, et la Doxorubicine, dont l'hydrophobie engendrera son adhérence sur les boues de station d'épuration.

Nous avons utilisé le logiciel COMSOL pour modéliser le comportement de ces deux molécules dans l'environnement. Nous avons ainsi pu voir que, dans les deux cas, le temps de rémanence dans ces deux systèmes était relativement important. Ainsi, la biocénose vivant à proximité de l'emissaire de la station de Ginestous, dans une zone critique évaluée à environ 100 m, subit une exposition chronique susceptible d'influencer son développement. Concernant les sols fertilisés, les 20 premiers centimètres de la rhizosphère présentent une accumulation de Doxorubicine pouvant présenter un danger pour la santé des espèces s'y développant, en particulier dans les sols neutres ou basiques, danbs lesquels la molécule n'est que très peu dégradée.

Nous avertissons toutefois que les résultats ont été obtenus suite à des hypothèses parfois conséquentes. Le taux d'incertitude ne doit donc pas être négligé.

Grâce aux travaux effectués par le groupe 3, on estime alors qu'un procédé de bioréacteur à membranes couplé à une nanofiltration permettrait de minimiser l'impact de l'Homme sur son environnement. En effet, comme nous l'avons vu au cours de notre raisonnement, une absence de traitement des molécules anticancéreuses engendrerait une augmentation des cancers de par leur présence dans l'environnement. Pour le bien de l'humanité et de son environnement, ce cercle vicieux doit donc être stoppé le plus rapidement possible. Le bioréacteur à membranes couplé à une nanofiltration apparaît donc comme l'une des solutions technologiquement  concevables actuellement.

En ce qui concerne l'épandage des boues, un suivi plus attentif doit être réalisé. En effet, on sait qu'il est assez difficile, financièrement mais aussi matériellement, de mettre en place des campagnes d'analyses de sols avant épandage pour connaître la concentration exacte en ce type de molécule. De même, étant donné le faible taux de molécules anticancéreuses dans les boues, leur détection est très difficile. Toutefois, on estime qu'en fonction de l'origine des boues et de la nature des sols, des consignes peuvent être mises en place. Par exemple, on déconseillera un épandage de boues d'épuration sur des sols basiques dans lesquels la molécule de Doxorubicine n'est pas dégradée. Aussi, on estimera que les boues issues de traitements spécifiques, en hôpital par exemple, sont trop chargées en molécules polluantes pour être épandues.  

 


Plan du menu "Impact du rejet de molécules anticancéreuses"

Constat des rejets           Principales molécules            Devenir Ifosfamide            Devenir Doxorubicine         Comparaison         Bilan


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