Concentration de la Doxorubicine

 

Calcul de la concentration en Doxorubicine

dans les boues de sortie de STEP

 

Calcul de la quantité de Doxorubicine distribuée dans le Grand Toulouse

Nous nous appuierons ici, comme pour l'Ifosfamide, sur le rejet de la station d'épuration de Ginestous, en nous appuyant ici sur les boues. Nous prenons donc en compte l'ensemble des traitements chimiothérapiques ayant lieu sur la zone du Grand Toulouse, soit 11 500 traitements annuels. Afin de considérer le nombre de traitements à la Doxorubicine réalisés, nous nous baserons sur les données de l'AFFSET. En effet, il était ici difficile d'envisager le même type de calcul que pour l'Ifosfamide (proportion des traitements à l'Ifosfamide et quantité utilisée à chaque traitement), les données étant très difficilement accessibles pour la molécule de Doxorubicine. Ainsi, on considère qu'un hôpital moyen consomme 77 grammes par an de Doxorubicine. Notre zone comportant 8 hôpitaux, on considèrera une consommation de 8*77 = 616 g/an.

 

Calcul de la quantité de Doxorubicine rejetée dans le réseau

50% de la quantité de Doxorubicine distribuée aux patients restera non métabolisée et sera rejetée telle qu'elle. De plus, comme pour l'Ifosfamine, on considèrera que pour les 24,8% des patients domiciliés dans la zone du Grand Toulouse, la totalité des rejets par l'organisme sera déversé dans le réseau urbain relié à Ginestous. Pour les 76,2 % restant,  seuls les 40% d'excréments recueillis par l'hôpital au cours des 12h de traitement seront pris en compte.

Ainsi, on comptabilise un rejet de :

Quantité distribuée * facteur de non-métabolisation * (100% pour les domiciliés dans le Grand Toulouse et 40% pour les autres) = 616* 0,50 * (0,248 + 0,762*0,40) = 170,26 g .

 

Calcul de la concentration des boues de STEP en Doxorubicine

Cette quantité est donc déversée dans le réseau d'eaux usées de Ginestous. Par la suite, 85,2% de cette molécule sera fixé aux boues de station d'épuration au cours du processus de traitement (Mahnik, S.N., 2006). Ainsi, on considère un total de  170,26*0,852 = 145,06 g par an.

La station de Ginestous produit chaque année un total de 15 500 tonnes de boues (MS : Matière sèche). Une partie, 40%, est destinée à l'incinération, le reste est destinée à la valorisation agricole soit par la production de compost (30%) soit de granulés (30%). L'incinération et le séchage thermique pour l'obtention des granulés sont des procédés lourds intervenant à des températures très élevées (supérieures à 300°C). On estimera donc que les produits obtenus ne contiennent plus de Doxorubicine, la structure de la molécule ayant été dégradée par la chaleur.

La concentration des boues en Doxorubicine est estimée à 9,36 µg.kg-1 (145.06*106/15500*103). Par la suite, nous représenterons le devenir de cette molécule dans les sols une fois déposée par l'intermédiaire de boues compostées.

La législation recommande un épandage maximum de 30 tonnes/ha sur une période de 10 ans; On modélisera donc un épandage moyen de 3 tonnes de matières sèches de boues sur un hectare de surface agricole pour une année. Même si ces boues sont mêlées à de la matière organique pour obtenir un compost, on estime ici la quantité de Doxorubicine, on ne mesure donc que la masse initiale de boues utilisée par hectare.

On obtient donc une quantité de 28,08 mg de Doxorubicine par hectare

 


  Devenir de la molécule de Doxorubicine

Processus de dégradation               Calcul de la concentration               Présentation des sols épandus               Modélisation


   Retour au menu précédent