Le Cyclophosphamide

 

Le Cyclophosphamide

 

Fonctionnement du Cyclophosphamide

 

Figure 1 : Structure du Cyclophosphamide

 

Le Cyclophosphamide, nom générique du Cytoxan ou du Neosar, également connu sous l'appellation Cytophosphane, est un médicament généralement employé pour traiter certains cancers et certains désordres autoimmuns.

Il n'est pas actif sous sa forme initiale : il ne le devient que lorsqu'une réaction d'hydroxylation se produit. Celle-ci s'effectue à l'intérieur de l'organisme humain, au niveau du foie. Cette réaction conduit à la formation du 4-hydroxy-cyclophosphamide et à celle de l'aldo-cyclophosphamide, puis à celle de la moutarde phosphoramide.

C'est ce dernier composé qui est le métabolite actif indispensable à l'action anticancéreuse ou immunoprotectrice de la molécule.

La moutarde phosphoramide agit par interaction directe avec l'ADN : elle forme des liaisons covalentes avec les substrats nucléophiles de l'ADN par l'intermédiaire de ses radicaux alcoyles. Cette réaction engendre une profonde modification dans la structure de l'ADN puisque des ponts alcoyles inter et intra-brins sont formés et ont comme conséquence d'empêcher toute transposition et donc toute réplication. Cette incapacité à se répliquer engendre a fortiori la destruction cellulaire par apoptose.

 

Rejet du Cyclophosphamide sur l'environnement

Cette molécule anticancéreuse est utilisée à hauteur de 2220 grammes par an dans un hôpital moyen français. On estime, selon l'AFFSET, que 13% du médicament n'est pas métabolisé dans l'organisme et se retrouve donc dans les rejets d'eaux usées.

Le Cyclophosphamide appartient à la catégorie 1 du CIRC (cancérogène pour l'Homme) car il est à la base de nombreux cancers vésicaux et de leucémies. De plus, des mesures pilotes en laboratoire montrent que le Cyclophosphamide n'est pas dégradé dans les stations d'épuration (StegerhHartmann et al., 1996). D'autres auteurs sont venu confirmer ce point en précisant que le Cyclophosphamide ne s'adsorbe que très peu aux boues de stations d'épuration (<2%) (Kummerer et al., 2000; Ternes et al., 2004). En raison de ses propriétés Cancérogènes, Mutagènes et Reprotoxiques (CMR), le rejet de cette molécule apparaît comme dangereux pour l'environnement et pour la santé humaine.

 

 


Présentation des principales molécules

Doxorubicine              Ifosfamide              5-Fluoro-Uracile              Carbo-Platine et Cis-Platine              Cyclophosphamide


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