Présentation de la nature des sols retenus pour l'épandage

 

Présentation de la nature des sols retenus

pour l'épandage

 

Les boues d'épurations produites par la station de Ginestous sont susceptibles d'être épandues sur l'ensemble des terres agricoles du département (les boues ne pouvant pas être transportées hors de la Haute-Garonne). Afin de modéliser correctement le devenir de la Doxorubicine dans les sols soumis à l'épandage, il est essentiel de bien connaître ces derniers, leur topographie, leur texture et leur structure.

 

Présentation de la topographie

Jusqu'au niveau de Toulouse environ, la Garonne connaît une stratigraphie bien particulière en raison de son passé tumultueux. Après avoir reçu la Neste au niveau de Lannemazan (65) et jusqu'à Toulouse, le fleuve suit constamment le bord méridional et occidental d'une très large plaine. A ce niveau, la Garonne s'écoule sur la roche en continuant d'éroder en contrebas le versant des collines tertiaires. Ainsi, son cours n'a cessé d'être dévié vers l'est, s'écartant de plus en plus des crêtes secondaires et tertiaires qui dominent au Nord sa rive gauche (Breuil, 1937).

Au fur et à mesure du temps et de sa déviation sur la droite, la Garonne a laissé derrière elle de très larges terrasses successives, dont la plus remarquable est celle de 25 kilomètres, proche de la ville de Muret (31).

Deux forces ont oeuvré pour former cette stratigraphie particulière : la force d'érosion du fleuve cherchant son équilibre, et les phénomènes glaciaires multiples qui ont apportés par intermittence d'énormes charges de matériaux pyrénéens que le fleuve a déposées en terrasses de galets très régulièrement étagées.

Sur la figure 1 ci-après nous pouvons voir un profil de sol caractéristique sur la berge de la Bure, susceptible d'être soumis à un épandage des boues issues de la station de Ginestous.

 

Figure 1 : Profil de sol, berge de la Bure (31)

Source: Breuil H, 1937

 

Durant notre étude, nous regarderons le devenir de la Doxorubicine dans un sol identique à celui illustré dans la figure 1, d'une hauteur approximative de 10 mètres. Nous tenterons aussi d'évaluer l'impact de cette molécule dans le cas de la présence d'une nappe alluviale affleurante. Nous nous situerons donc dans une situation critique, où les risque de pollution sont maximum. 

Nous partirons de ces données topographique pour la réalisation notre modélisation.

Dans la figure 2 ci-après est illustré l'exemple d'une nappe alluviale. Nous pouvons facilement voir qu'une contamination de cette dernière peut avoir des répercutions rapides et dramatiques sur la santé de la rivière avec laquelle elle est en contact.

 

Figure 2 : représentation simplifiée d'une nappe alluviale

Source : Syndicat des eaux et  Assainissement des trois cantons

 

      Présentation de la texture des sols

On décrit la texture d'un sol en présentant la proportions de sables (fins et grossiers), limons (fins et grossiers) et d'argile. La présence de cailloux de gros diamètre n'est pas à prendre en compte car dans le cas de sols cultivés, ils sont retirés par l'agriculteur. Il reste toutefois une proportion de graviers qu'il faudra évaluer afin de connaître le potentiel organique de ces sols. En effet, les minéraux se fixant principalement à la matière organique, plus le sol est caillouteux, moins les minéraux se fixent.

Dans la région toulousaine, les sols présentent une forte proportion d'argile (souvent proche de 20%), qui engendre un sol "collant" et qui diminue sa perméabilité.

 


  Devenir de la molécule de Doxorubicine

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