1.1.2. Source principale des sédiments d'ensablement

Le processus d'ensablement correspond à l'accumulation de sédiments formant un amas dunaire. Les sables et galets impliqués peuvent être issus de la remobilisation des sédiments stockés sur le cordon littoral des Bas-Champs ou de l'érosion des falaises crayeuses crétacées du pays de Caux.

Les falaises du pays de Caux

Source

     L'érodabilité des roches dépend principalement de leur nature, texture et mode de formation. De part son côté friable, les falaises de Haute-Normandie sont particulièrement sujettes à l'érosion mécanique accompagnant l'altération chimique des roches. Ces abrupts de 70 m de hauteur en moyenne surplombent une plage d'érosion marine d'environ 250 m de long (Costa, 1999). A l'aplomb des falaises, un cordon de galet ou de sable alimenté par les éboulements protège le pied de la falaise des assauts de la houle.

Bien qu'important et problématique pour les villes côtières, nous n'abordons dans notre travail la dynamique des côtes du pays de Caux que pour son caractère de source de sédiments.

L'érosion du cordon de galet des Bas-Champs

     Entre Ault et Cayeux-sur-mer, le cordon de galet formé naturellement et aujourd'hui entretenu pour servir de digue étanche tend actuellement à disparaître. Sous  l'action des vagues arrivant, dans 70% des cas du sud-ouest, les sédiments sont charriés vers le nord-est conduisant à un appauvrissement de la zone sud du polder. Bien que le recul du trait de côte soit physiquement dû à cette remobilisation des sédiments accumulés auparavant, nous pouvons associer ce phénomène aux conséquences de l'aménagement du littoral. En effet, de la construction de jetées, pour protéger les ports normands notamment, découle un abattement drastique du stock de matériaux charriés par les courants. Bloquant le transit des sédiments, elles favorisent la formation de "stocks morts" de galets et sables estimé à 200 000 à 700 000 m3. Ainsi seules 2 000 m3 de galets atteignent les plages bordant les Bas-Champs du Vimeu contre 20 000 m3 avant l'anthropisation des côte. Le recul du trait de côte est donc plus lié à la crise sédimentaire sévissant en Haute-Normandie qu'à une accentuation du phénomène d'érosion en lui même.


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Étude hydro-sédimentaire

1. Etat des lieux

1.1. De l'érosion de la Baie de Somme au recul du trait de côte

1.1.1 Périmètre de l'étude           1.1.2. Source des sédiments          1.1.3. Quantification de l'érosion          1.1.4. Qualification de l'érosion