1.2.1. Les apports terrigènes par le réseau hydrographique

   Bien que les apports par le réseau hydrogaphique soient faibles comparés à la quantité de sédiment charriés par les courants marins, leur caractérisation n'en demeure pas moins importante. Le courant de longshort allant du sud-ouest vers le nord-est, seuls les cours d'eau se jetant dans la Manche en aval des Bas-Champs du Vimeu ont une influence sur le processus d'ensablement.

   Les apports par le Dun, la Valmont-Ganzeville et l'Yères, trois rivières de Haute-Normandie, ont été évalués à 4 à 12 t/km2/an. Par extrapolation de ces résultats à l'ensemble du réseau hydrographique littoral, cela correspond à un apport de 43 000 t/an (Héquette et Ruffin-Soler, 2007). Ceci représente une quantité importante de sédiment mais reste négligeable devant les près de 2 millions de tonnes de matériaux issus de l'érosion des falaises. Les apport fluviaux de sables ne peuvent donc pas rendre compte à eux seuls de l'ensablement constaté de la Baie de Somme. Ce constat laisse à penser que l'origine des sédiments est infratidiale et fonction des courants marins.

Panache formé par les sédiments charriés par le Rhone en Méditerranée (Source).


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1. Etat des lieux

1.2. Un comblement de la baie contrastant avec l'érosion de la zone

1.2.1. Les apports terrigènes par le réseau hydrographique                   1.2.2. Les courants liés aux marées et à la  houle