1.3 Acteurs et enjeux

Le Conservatoire du littoral a acquis, depuis 1986, plus de 100 ha de parcelles de terrains dans le Hâble d’Ault. La réserve avifaune du hâble d'Ault est un domaine de 62 ha, appartenant à l'office national de la chasse et de la faune sauvage. D’autres terrains appartiennent aux communes et à des particuliers. Au final c’est une zone d’environ 750 ha qui est considérée comme site naturel .

Source

Le Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard (SMACOPI), entité du Conseil général de la Somme gère les terrains du conservatoire du littoral et de l’ONCFS. Cette gestion comprend les travaux d’entretien, la surveillance, l’information du public au quotidien ainsi que l’analyse et le suivi scientifique.Les principales action réalisées sont l’entretien de la végétation herbacée sur les zones de galets, la réduction des dérangements aux abords des plans d'eau, et le maintien des roselières.

 

Le Hable d'Ault est une réserve de chasse, en liaison avec la Maison de la Baie de Somme et de l'Oiseau. La zone est reconnue par La convention internationale de RAMSAR (1971) qui identifie les zones humides comme des ressources économique, culturelle, scientifique et récréative. Il est inscrit en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (Z.N.I.E.F.F.) sous le n°220004977.

 

Contraintes et zonages environnementaux des Bas Champs

 

Les autres acteurs de la zone sont le conservatoire national botanique de Bailleul (appui scientifique),et les associations locales de chasse, et d’éleveurs.

 

Les seules activités humaines qui subsistent sont la chasse des oiseaux d'eau, l'élevage de moutons, chevaux et vaches, et un peu de polyculture, bien que cette dernière soit de plus en plus difficile compte tenu de la salinité de la terre suite à diverses inondations et aux embruns chargés de sel.

 

 

En effet l’agriculture céréalière se situe plutôt sur le plateau, tandis les Bas Champs servent à l’élevage. En effet, de nombreuses exploitations situées sur les Bas Champs sont délaissées au profit d'exploitations situées sur le plateau crayeux.

 

Néanmoins, le Syndicat Mixte signe avec des éleveurs des conventions de pâturage par les troupeaux, pour l’essentiel des bovins, pour préserver les terrains acquis par le Conservatoire. Les agriculteurs s’engagent à respecter le cahier des charges (baisse du chargement, limitation ou suppression des nitrates et pesticides, entretien des éléments paysagers tels que les mares et les haies). En contrepartie du respect du cahier des charges et de la précarité liée à la convention, les exploitants paient une redevance moindre qu’un fermage classique. L’élevage bovin est complété par des élevages de chevaux ou d’ovins. Des agneaux pâturent les Mollières de mars à novembre. La race de chevaux Henson est une race locale de petits chevaux de robe couleur sable et de crins bicolores créée dans le but d'obtenir un cheval rustique adapté à toutes les formes de tourisme équestre, l'équitation d’extérieur et de loisir. Ils vivent toute l'année en extérieur, dans les pâturages et marécages. Particulièrement bien adaptés à la restauration des zones humides de part leur rusticité, ces animaux ont une action complémentaire sur le milieu car ils n’ont pas le même régime alimentaire. Ils jouent alors le rôle de « tondeuses naturelles » sur les terrains. En pratiquant ainsi, les pâtures ont la double fonction de lieu d’élevage extensif, et de conservation de la flore et de la faune.

 

 

Chevaux Henson dans le hâble d'Ault

 

 

La chasse au gibier d’eau est une activité réputée dans le Hâble d’Ault. De nombreux étangs sont utilisés pour la chasse au gibier d'eau grâce à près de 300 huttes de chasse dissimulées sur les berges. Le mouvement CPNT (chasse, pêche, nature et traditions) demeure, dans cette partie du territoire qui l’a vu naître, très actif. L’activité est étroitement surveillée par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Celui-ci remplit comme principales missions la surveillance des territoires et la police de l’environnement et de la chasse, la mise en place d’études et de recherches sur la faune sauvage et ses habitats, l’appui technique et le conseil aux administrations, collectivités territoriales, gestionnaires et aménageurs du territoire, et la mise en place de l’évolution de la pratique de la chasse selon les principes du développement durable et la mise au point de pratiques de gestion des territoires ruraux respectueuses de l’environnement.

La pêche à pied est aussi une activité fortement développée, notamment la pêche à la crevette grise (ou sauterelle de mer).

 

Les directives européennes des années 1990 imposent aux exploitants une nouvelle politique concernant la pratique d'une agriculture respectueuse des paysages, des milieux naturels et qui tienne compte de la protection de l’environnement. Le nombre de jachères a donc augmenté dans cette zone. Par conséquent, les agriculteurs diversifient leurs activités et se tournent vers le tourisme rural: gîtes, vente de produits du terroir, randonnées équestres, etc.… .Cette activité est aujourd'hui très développée dans les Bas Champs.

 

 

 


Accueil du projet

1.1 Les zones humides 

1.2 Les Bas Champs et le Hâble d'Ault 

1.3 Acteurs et enjeux 

 

Étude des Bas Champs et de la zone humide le Hâble d'Ault

1. Présentation de la zone 2. Etat des lieux 3. Estimation des conséquences de la dépoldérisation   4. Conclusions