La tempête de 1990

Description des événements

Les Bas Champs et notamment le Hâble d’Ault constituent une zone sujette à des inondations par submersion marine. Au cours de l’hiver 1990 la conjonction exceptionnelle de plusieurs facteurs va entraîner la submersion des Bas Champs.

 

Les conditions météorologiques sont extrêmes, en moins d’un mois, la côte Picarde subit huit tempêtes (avec des vents atteignant 115 km/h). Une tempête due à une forte dépression atmosphérique a sévi pendant 4 jours sur les côtes de la baie de Somme. Du 26 au 28 février, de très basses pressions ont été relevées, les plus faibles avoisinant 980 hectoPascal sur la Côte Picarde (982,9 le 26, 982,6 le 27 et 981,6 le 28). Les vents, de direction W – SW, c’est à dire perpendiculaires au rivage, ont soufflé à plus de 100 km/h avec des rafales atteignant 140 km/h le 26 et même 151 km/h le 28. Ils poussent une masse d’eau importante sur la côte.

 

Les fronts d'ondes générés par les vents d'Ouest

 

Source: http://www.u-picardie.fr/beauchamp/bds/inter-3.htm

Les événements météorologiques importants sont conjugués à un contexte de marées de vives eaux. En cette fin février 1990, les coefficients de marées de vives eaux sont particulièrement élevés. Le maximum théorique est un coefficient de 120 qui correspond à un niveau moyen de 11,65 mètres au-dessus du niveau hydrographique. La digue cède lors d’un coefficient de 108. La brèche apparue dans la digue permet la pénétration des marées de vives eaux suivantes. Les vents ont ainsi engendré une surcôte de 1.30 m, qui s’ajoute aux plus hautes eaux astronomiques, donnant ainsi une surcôte centennale. La houle a aussi atteint une hauteur de cinq mètres.
 

D’autres facteurs aggravant expliquent la fragilité du cordon de galet. Ce sont des facteurs morphodynamiques. Le déficit sédimentaire du cordon est dû à la fois à des barrières artificielles situées en amont (centrale de Penly, jetée du Tréport…) et aussi dû au prélèvement de galets autorisé en Seine-Maritime.

 

Les inondations

 

Les premières brèches du cordon littoral apparaissent le 14 février au niveau des Bas Champs. L'eau pénètre dans les terres. les deux tempêtes suivantes des 26 et 28 février ont des conséquences importantes sur la digue. Au sud de Cayeux-sur-Mer, le cordon s'affaisse sur plus de 800 m de longueur. Les Bas-Champs sont submergés sur 2000 hectares. L'eau de mer s'engouffre parfois jusqu'a 3 km à l'intérieur des terres.

 

 

 

Inondations de 1990

 

Source:http://www.eau-artois-picardie.fr/IMG/BaseDoc/aegis/2439/B%2022073-1.pdf

 


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