Collecter l'eau de pluie

Collecter l'eau de pluie

 

Il est facile de collecter de l'eau de pluie. On peut soit utiliser des surfaces planes pour collecter les eaux de pluie dans des citernes et des récipients, ou alors favoriser l'infiltration de l'eau dans le sol et ainsi recharger les nappes aquifères.

Ces solutions sont importantes quand il y a très peu d'eau et qu'il a une certaine pluviométrie. Pour le cas des 6 villages de la région du Gorgol, le problème est différent. En effet il y a très peu d'eau en surface et une pluviométrie basse excepté de Juillet à Octobre. Par contre, le fleuve et les aquifères sont des sources d'eau plus conséquentes. Il s'agit donc, en étudiant le rapport investissement / production d'eau, d'évaluer la pertinence de cette solution.

Nous allons nous concentrer sur l'étude de Civé pour cette étude.

 

Collecter de l'eau et remplir des réservoirs :

  • Utiliser les toits : La pluviométrie annuelle estimé dans la région du Gorgol est environ de 300 mm par an. Ainsi avec un toit de 30 m², on obtiendrait 9000 litres d'eau. Lors de cette étude on a considéré que les besoins en eau était de 20 litres par habitant et par jour, soit 7300 litres. Le problème est que un toit de 30 m² n'abrite pas une seule personne, mais plutôt une famille. Néanmoins chaque famille peut mettre en place un dispositif de collecte : il faut une citerne ( réservoir fermé, afin d'éviter le développement des moustiques) des gouttières pour canaliser l'eau et un toit en pente sans fuite.

Attention : cela nécessite un nettoyage du système au moins une fois par an, avant la saison des pluies. En effet étant donné que la pluie est inégalement répartie dans l'année, l'eau doit être stocké sur de longues périodes, car elle n'est pas renouvelé régulièrement.

  • Utiliser une surface extérieur : On aussi penser installer des ouvrages de collection des eaux de pluies extérieur au village. Il s'agit de trouver un terrain en pente que l'on imperméabilise totalement puis créer un ruissellement fort et canaliser vers un réservoir. A Civé on a à peu près 1500 habitants, soit un besoin de 11 millions de litres. En se basant sur 300 mm d'eau par an, il faudrait une surface collectrice d'environ 36 000 m², soit une surface carrée de 189 m de côté.
    On peut donc facilement envisager de tels dispositifs, pas comme une source unique d'eau mais un moyen alternatif, qui permet de stocker de l'eau en période humide et d'amoindrir la contrainte de pompage sur la nappe phréatique.

Remarque : Ces installations peuvent également servir à condenser la rosée, cependant cela nécessite un matériel plus complexe que pour seulement collecter de l'eau de pluie

Augmenter l'infiltration de l'eau dans le sol :

Un constat est souvent fait en milieu aride : le sol est trop sec et les couches supérieures du sol satures très rapidement, empêchant la continuation de l'infiltration et aggravant le ruissellement. Ainsi dans les villages proches du fleuves Senegal, beaucoup de l'eau tombé du ciel est orienté

Cette technique est différente : il s'agit de faire un sorte que l'eau s'infiltre mieux dans le sol, car finalement c'est la qu'elle est le mieux stocké. Elle est ensuite facilement accessible grâce aux puits déjà qui pompe dans les nappes libres de surface, contrairement au nappes captives de profondeur.

Pour cela il suffit de creuser des trous régulier, qui sont combler par de la terre meuble ou du fumier. On plante dedans des plantes ou des arbres. Lors des pluies, l'eau va être mieux retenue par ce type de sol, ponctuellement autour des trous car l'infiltration y est plus forte. De plus on augmente ainsi la couverte végétale de la zone, ce qui a son tour permet une meilleur infiltration, par expansion des racines.