Bilan

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Bilan

 

Un projet proposé par EDF est actuellement en cours d'enquête publique. A la suite de la lecture de ce projet, nous nous sommes posés de nombreuses questions et nous avons donc voulu l'étudier plus en détails. Dans son dossier, EDF propose de stocker du gaz naturel dans des diapirs (dômes de sels) dans la région des Landes en France. Pour cela, il faudrait lessiver le sel des diapirs grâce à de l'eau de mer, ce qui impliquerait :

  • la construction d'une canalisation pour apporter l'eau de mer jusqu'aux diapirs
  • une autre canalisation pour rejeter l'eau chargée en sel (appelée la saumure)
  • le rejet en mer des eaux de lessivage (la saumure): eau fortement chargée en sels $\sim$ 273,7 g/L. 

Dans notre étude, nous avons choisi d'étudier le rejet de la saumure en mer et s'il était possible de minimiser l'impact de cette saumure sur l'environnement marin et terrestre. En sachant que l'eau rejetée aurait une concentration en sel de 273,7 g/L, il nous est apparu évident que cela aurait des impacts forts et négatifs sur la zone de rejet. A partir de cette constatation, il a fallu choisir: l'endroit le moins sensible à ce rejet, étudier le comportement du panache en mer et trouver une solution alternative qui permettrait de ne pas rejeter une eau si fortement chargée en sels. Suite à notre étude, les conclusions suivantes ont été tirées:

 

Nous avons déterminé que la zone Sud, au Sud de Vieux-Boucau, était la zone la moins sensible au rejet. En effet, à cet endroit, l'urbanisation est moindre comparée au Nord et présente moins de zones protégées (ALR, NATURA 2000, .....). Aux vues des simulations hydrographiques, les courants pousseraient le panache vers le Nord au large et vers le Sud près des côtes, mettant les zones de pêches et la zone Natura 2000 du Plateau Landais hors d'atteinte. 

Cependant, si l'on considère le rejet de la saumure avec une concentration de 273,7 g/L, la faune benthique disparaîtra dans un rayon d'une dizaine de mètres environ. Si le rayon est supérieur à 1 km, d'autres espèces pourraient être impactéesOn voit donc qu'à cette concentration les impacts sont forts et posent des problèmes au niveau de la chaîne trophique et des dépendances humaines et animales sur l'activité piscicole.

 

Nous avons donc étudié une solution alternative qui permettrait de ne pas rejeter cette saumure si concentrée en mer. L'idée de départ était de proposer un procédé de dessalement économiquement acceptable afin de dessaler la saumure obtenue en sortie des diapirs de 273,7 g/L à 35 g/L (cas idéal)Les procédés conventionnels de dessalement d'eau de mer n'étant pas envisageables, nous avons choisi le procédé de cristallisation qui permet la valorisation du sel. Avec ce procédé, on peut atteindre une concentration finale de 73 g/L. Cette valeur se rapproche plus de la concentration de l'eau de mer donc à cette concentration les impacts sont moindres mais les conséquences du rejet ne sont pas négligeables: dans un rayon de dix mètres, la faune pélagique et benthique disparaitrait mais cela ne porterait pas atteinte aux autres poissons de la zone qui se nourriraient normalement à cet endroit. 

Toutefois, le coût du procédé de cristallisation est très élevé pour pouvoir garder cette solution comme faisable. Ce procédé n'est pas économiquement rentable. Il faut  donc considérer une autre alternative, moins coûteuse et qui n'a pas ou très peu d'impacts sur la zone maritime. Il apparaît que la méthode de la dilution est la plus opportune pour notre cas: diluer la saumure avec de l'eau de mer avant le rejet en mer. Mais cette solution engendrerait d'autres problèmes comme le prélèvement d'une quantité plus importante d'eau de mer et la création d'une nouvelle canalisation par exemple.

Si l'on rejetait la saumure, après dilution, avec une concentration de 73 g/L en fin de canalisation, dans la zone de rejet, le panache se re-dilue dans un rayon de quelques mètres. En considérant cette concentration et la dilution naturelle en mer, la faune marine serait alors légèrement impactée.

 

⇒ Aux vues de ces considérations, nous proposons la solution de la dilution de la saumure avant son rejet en mer ce qui impacterait peu le milieu marin. A notre avis, la zone Sud est moins sensible à ce rejet et à l'arrivée de la canalisation. On peut amener la canalisation jusqu'à la dune, la faire passer en forage dirigé sous cette dune, puis en sous-terrain jusqu'à la zone de rejet en mer à 1,5 km de la côte.

 

 

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