Comparaison des zones et conclusion

Comparaison des zones et conclusion

 

 

Nos objectifs dans ce travail sont de connaître les impacts floristique et faunistique suite à l'apport de saumure, d’ajouter la canalisation de rejet de saumure, nous proposons alors un endroit où rejeter les eaux.

Dans un premier temps, nous cartographions les zones sensibles et enjeux.

             

Source : Google earth et Scan 25 ® IGN modifiés par données de DREAL Aquitaine

 

Suite à nos études sur les zones à préserver et celles à éviter nous avons construits les cartes ci-dessus. Grâce à ces cartes, nous pouvons mieux voir les enjeux et choisir une zone préférentielle pour le rejet de saumure et le passage de la canalisation.

Si on regarde la zone nord, on voit que le couloir pour passer le saumoduc est très restreint à cause des zones Natura 2000 et de l’urbanisation. En revanche la zone sud paraît plus large pour faire passer la canalisation sans gêner les alentours.  Au regard des ces contraintes nous émettons un avis positifs sur la zone sud pour accueillir le projet de rejet.

En ce qui concerne la faune et flore, il est montré que la faune et flore est plus riche au nord qu’au sud de Vieux-Boucau, que cela soit en mer ou sur terre. Cela donne encore un avis positif de plus pour la zone sud.

D’autre part, les récifs ALR à éviter se trouvent à Vieux-Boucau et Messanges. Si les courants sont du nord vers le sud en situation proche plage, il vaut mieux mettre le rejet en-dessous de Vieux-Boucau pour éviter que la saumure de s’épandent jusqu’aux récifs, même si l’étude hydrodynamique montrera que la saumure est vite dispersée dans un rayon de 20m autour du rejet. La biodiversité est aussi moindre au sud qu’au nord si on considère notre partie sur la faune maritime sur le benthos. La zone Sud est donc plus adaptée. 

Ensuite, nous étudions les impacts faunistiques et floristiques en milieu marin et en milieu littoral,  pour trouver les zones plus sensibles. D’une part, nous avons trouvé que les organismes marins et les algues macroscopiques benthiques sont sensibles aux rejets de saumure. La plupart des organismes marins est affectée si la salinité est supérieure à 450/00En effet, la saumure après le lessivage de diapirs a une concentration très élevée (273.7g/l). De cette façon, les flores et les faunes marines meurent dans les zones où la saumure est rejetée. Nous considérons le dessalement de la saumure avant le rejet en mer. Malheureusement, sa concentration ne peut pas diminuer et avoir la même concentration que celle de la mer. Nous pouvons atteindre 73.1g/l de concentration à un coût raisonnable. Il y a donc des importants impacts létaux ou migrés. D’autre part, suite à la modélisation de l’infiltration d’une fuite de saumure dans le sol, sur logiciel BIGFLOW, les résultats nous indiquent que l’infiltration de saumure est très rapide jusqu’à la nappe. Nous pensons que deux raisons provoquent cet phénomène :

  1. le débit de saumure est trop grand 
  2. le sol contient plus de sable qui avantage l’infiltration de liquide. En conséquence, il faudra éviter de construire les canalisations dans le sable.

En résumé, il faut donc trouver un compromis entre plusieurs critères, représentés par le schéma ci-dessous.

 

Toutes ces considérations viennent à choisir la zone au sud de Vieux-Boucau comme plus adaptée au projet de rejet de la saumure.