Généralités sur le dessalement

1. Généralités sur le dessalement

 

Habituellement, le dessalement fait référence au dessalement de l'eau de mer ou d'eaux saumâtres qui permet d'obtenir une eau douce de salinité comprise entre 100 et 800 mg/L (d'après Maurel A., 2006). On obtient donc d'un côté de l'eau douce et de l'autre de la saumure (eau fortement concentrée en sels). Il s'agit rarement de retirer les sels contrairement à ce que l'on pourrait croire.

Les techniques de dessalement, quelles qu'elles soient, doivent être économiquement valables suivant la salinité à exiger c'est pourquoi dans le cas de l'eau de mer, il est plus intéressant de ne pas chercher à séparer les sels de la solution initiale.

La production mondiale d'eau douce à partir d'eaux salées est d'environ 25.106 m3/j et les principaux pays producteurs sont: l'Arabie Saoudite (25%), les Etats-Unis (15%), les Emirats Arabes (10%) et le Koweït (5%) (d'après Danis P., 2003). 

Dans notre cas, le dessalement concerne la saumure après les diapirs qui a une salinité de 273,7 g/l. L'objectif de cette étude consiste donc à essayer de dessaler cette saumure jusqu'à la salinité de l'eau de mer (de 273,7 g/L à 35 g/L) afin d'éviter des conséquences néfastes sur l'environnement:

Quel procédé peut-on utiliser ?

Dans notre cas, la salinité des eaux après lessivage des diapirs est tellement importante qu'il est préférable de retirer les sels afin d'obtenir des cristaux de sels valorisables d'un côté et de l'eau saturée en sels de l'autre. A la sortie des cavités, on est en effet relativement proche de la solubilité des sels dans l'eau soit environ dix fois la concentration en sels de l'eau de mer.

Peu de bibliographie existe sur le dessalement de la saumure. Par exemple, les usines confrontées au problème du rejet de saumure sont les usines de dessalement de l'eau de mer. Actuellement, son rejet est problématique car cette saumure a une salinité deux fois plus concentrée que l'eau de mer. Rejetée dans la mer sans traitement spécifique hormis parfois une dilution, elle peut engendrer des effets néfastes sur l'écosystème marin et côtier. Tout le but de notre étude réside donc dans le fait de trouver, si possible, un procédé de dessalement économiquement acceptable. Nous espérons pouvoir extrapoler les procédés utilisés pour le dessalement de l'eau de mer à notre cas.

 

Cette première partie est découpée en 4 sous-parties:

 

a. Propriétés eau de mer et saumure

b. Schéma général d'une installation de dessalement

c. Procédés de dessalement

d. Choix du procédé

 

 

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