Volet maritime

Volet maritime de l'étude de l'environnement

 

Dans notre étude, on s'intéresse ici aux espaces du littoral qui sont immergées car on considère un rejet de saumure sous l'eau à 1,5 km des côtes. On regarde la population vivant dans cette zone des 1,5 km de la côte. Par exemple on ne considérera pas les populations de l'estran.

Les poissons démerseaux.

Les poissons démerseaux ont deux sous-catégories :

  • les benthiques
  • les benthopélagiques

Les benthiques sont les poissons vivant collés aux fonds marins, et les benthopélagiques sont ceux qui se mettent en flottaison au dessus des fonds. Ces deux catégories se nourrissent du benthos qui est aussi au fond de la mer, en direct contact avec les démerseaux.

Comme démerseaux on relève :

Les benthiques

  • la cardine franche
  • le congre
  • l'églefin
  • le flet
  • la grande vive et la petite vive
  • la fausse limande  
  • la plie
  • la raie bouclée
  • le turbot
  • la raie bouclée
  • la sole
  • etc...

Les benthopélagiques

  • l’argentine
  • la dorade grise, royale et rose
  • le lieu jaune, et noir
  • le maigre commun
  • le merlan et merlan bleu
  • la morue
  • le mulet
  • la roussette
  • etc…

Remarque : Il est relevé, qu'une population d'étoiles de mer et d'anémones existe au nord mais pas au sud de Vieux-Boucau.

Les pélagiques

Le zooplancton (idem que plancton) sont des organismes qui consomme la matière organique présente dans l’eau. Ce sont, en Atlantique, des petits crustacés planctoniques. La famille des copépode constitue 80% du zooplancton, viennent ensuite les cladocères et les méduses.

On compte aussi des mollusques céphalopodes comme les calamars, et aussi des crustacés comme le crabe nageur. Le crabe nageur est dans une zone de profondeur comprise entre 10 et 20 mètres, avec un fond sableux. Il apparaît qu'ils seraient plus nombreux dans la zone nord qu'au sud.

Pour les poissons, il est compté :

Petits poissons :

-       des anchois et civelles

-       des éperlans

-       des harengs

-       des maquereaux

-       des sardines

Grand prédateurs :

-       des bonites

-       des bars

-       des espadons

-       des requins

-       des thons rouges et germons

Dans la zone, les tortues sont aussi présentes. Elles sont protégées depuis 2005.

Concernant les mammifères, il y a dans la zone :

-       des dauphins communs, blanc, bleu

-       des rorquals

-       des cachalots

-       des baleines

-       des marsouins

-       des phoques

Ils sont aussi protégés. Leur présence est connue grâce à l’observation en mer et aux échouages sur les plages.

L’avifaune est aussi très présente dans la région de l’étude. Elle est cependant moindre qu’au niveau du Gouff de Capbreton. La plupart de ces oiseaux sont protégés. On observe quand même :

-       des goélands brun, marin et leucophée

-       des cormorans

-       des fous de bassan

-       des mouettes mélanocéphales, pygmées, rieuses, tridactyles,…

-       des pingouins

-       des puffins

-       etc…

 

Si on regarde la chaîne alimentaire, le zooplancton qui se nourrit de plus petit phytoplancton, est mangé par les petits poissons de type pélagique. Ceux-ci sont ensuite la nourriture des plus gros poissons prédateurs. Ces poissons sont ensuite à la base de la nourriture des cétacés, de certains oiseaux migrateurs. Or ceux si sont très présents dans la zone nord car le courant d’Huchet (zone Natura 2000) les abritent. Il ne faut donc pas casser cette chaîne en détruisant le plancton dans un trop grand rayon autour du point de rejet sous peine de pénaliser toute la continuité de la chaîne alimentaire. Les poissons peuvent éviter les zones où il y aura trop de sel, et ainsi survivre. La faune qui disparaît si la quantité de sel est maintenu à 275g/L est le benthos (crustacé et vers) qui ne peuvent pas se mouvoir rapidement et éviter la zone dangereuse pour elles. D'autre part le transit sédimentaire se fait majoritairement dans le sens nord vers sud avec un débit de sédiments de 650 000$m^3$/an dans le sens nord vers sud, et de 130 000$m^3$/an dans le sens sud vers nord. Ce qui confirme que la zone nord serait moins propice à l'acceptation du projet car les zones de pêches des oiseaux migrateurs seraient impactées.

Voici un schéma de représentation rapide de la chaîne alimentaire dans une colonne d'eau :

 

Remarque :

 

  • Baïne : "petit bain" en patois, est un phénomène dangereux et très répandu dans les Landes.

C'est un courant d'eau orienté de la plage vers le large, attirant des choses en surface vers les profondeurs. Ce phénomène est du à la configuration et aux profils de splages de la région.

Dans notre cas il faut y faire attention car si le rejet se fait dans une zone avec des baïnes, le sel sera emporté au large et vers le fond, augmentant son impact.

  • En ce qui concerne la flore sous-marine, elle est très peu présente car nous étudions un substrat sableux qui n'accueille pratiquement pas de flore. Sur le littoral en partie terrestre on peut relever des panicauts des dunes, astragales de bayonne, oeillets des dunes, epervières des dunes, linaires à feuilles de thym,...etc. Mais ils ne seront pas impactés par le rejet de saumure puisqu'ils sont sur terre et sur dune alors que la canalisation passe à priori en forage dirigé sous la dune.

 

 

 

Conclusions :

La biodiversité est plus faible au sud de Vieux-Boucau qu'au nord. Le sable au sud est moins riche en matière organique et attire moins de phytoplancton donc moins de pélagiques et autres animaux.

 

Sources pour ce paragraphe : 

 

Retour étude floristique et faunistique