Difficultés, critiques et améliorations

Les difficultés rencontrées

     Nous avons connu un certain nombre de difficultés au cours du projet ce qui explique que nous n'aillons pas pu obtenir un résultat aussi abouti que nous le voulions. Tout d'abord, nous avons voulu utiliser un MNT précis à 20m pour effectuer notre modélisation. Or, pour travailler à l'échelle qui nous intéressait nous avions besoin de données beaucoup plus fines que cela. Cependant, nous avons mis un certain temps avant de nous en rendre compte puisque nous avons commencé par traiter les données que nous avions, puis nous avons tenté de créer un maillage à partir de ces données. Nous nous sommes finalement rendu compte de la nécessité d'obtenir des données plus précises. Nous avons alors cherché à obtenir ces données plus précises à la fois sur internet et au près de nos enseignants. Nous avons été très chanceux dans notre recherche puisque Jacques Chorda, un enseignant-chercheur de l'IMFT, nous a fourni des données bathyémtriques et SIG sur la commune de Saint-Sulpice-sur-Lèze obtenues par relevé LIDAR, c'est-à-dire exactement ce dont nous avions besoin.

     La seconde difficulté que nous avons rencontrée est une difficulté inhérente aux calculs numériques en mécanique des fluides: le temps de calcul. En effet nous avions des maillages constitués d'environ 40 000 noeuds, et donc nos calculs de crues prenaient généralement un douzaine d'heures. Cela signifie donc que lorsque nous lancions un calcul le matin nous ne pouvions avoir le résultat final que le lendemain. C'est une des raisons pour lesquelles nous n'avons pas pu affiner nos aménagements pour obtenir des résultats où les bâtiments étaient entièrement protégés des inondations.

 

Critique de notre travail

     Il est possible d'apporter un certain nombre de remarques par rapport à notre travail. Une des premières remarques que l'on pourrait faire est le fait que nous n'aillons finalement pas pu proposer d'aménagements qui auraient permis de protéger tous les bâtiments des inondations. Cependant, il y a des explications à cela. La nature même du site, c'est-à-dire une ville construite autour du lit mineur de la rivière, et donc dans le lit majeur, fait qu'il est quasiment impossible de protéger l'ensemble de la commune des inondations. De plus, il ne faut pas négliger la réalité du terrain. Le SMIVAL (Syndicat Mixte Interdépartemental de la Valée de la Lèze) démarche depuis plusieurs années la région Midi-Pyrénées, les départements de l'Ariège et de la Haute-Garonne, ainsi que l'Etat pour obtenir les financements nécessaires à la construction d'une longueur assez réduite de digues. Ainsi, construire des digues qui protégeraient l'ensemble de la commune serait une solution extrêmement onéreuse. Et il ne faut pas oublier que la construction de digues ne fait que repousser le problème à l'aval où il pourrait également y avoir zones habitées et où les dégâts pourraient être pires. Il est donc nécessaire de trouver le juste milieu entre aménagements conséquents de type génie civil et d'autres aménagements plus simples, moins chers, et qui peuvent s'avérer efficaces à grande échelle tel le reboisement des berges ou les haies agricoles. Malheureusement, les haies brise crue qui auraient été un aménagement à la fois peu onéreux et efficace n'ont pas pu être modélisées correctement dans notre projet.

     Une autre critique que l'on peut émettre est la forte dépendance aux deux enseignants qui nous ont aidé: Jacques Chorda et Marie-Madeleine Maubourguet. Il est vrai qu'ils nous ont grandement aidé puisque ce sont eux qui nous ont fourni les données au départ et ils nous ont ensuite souvent débloqué lorsque nous butions sur des difficultés lors de la création du maillage notamment. Nous aurions aimé être plus autonomes mais les problèmes que nous avons rencontrés nous ont fait perdre beaucoup de temps et nous n'aurions donc pas pu parvenir au même aboutissement dans notre projet.

 

Améliorations

     Pour améliorer notre travail un certain nombre de choses auraient pu être faites. Dans un premier temps nous aurions pu tenter de trouver un moyen pour que les haies brise crue aient un effet visible sur la crue. En effet nous n'avons pas réussi à retranscrire leur effet de ralentissement de la crue.

     Une deuxième chose est le travail sur les digues qui peut encore être largement amélioré. Nous aurions aimé avoir le temps d'implanter plus précisément nos digues pour qu'elles soient plus efficaces et plus petites, afin que la proposition soit plus réaliste d'un point de vue implantation et coût.