Première carte de sensibilité du bassin versant à l'érosion

 

Nous avons construit cette première carte à partir des données que nous avons récoltées pendant la période d'avant-projet et la première semaine du BEI ERE. Ces dernières ne sont pas représentatives du bassin versant mais nous souhaitions essayer la méthode que nous avons choisie. Nous avons utilisé le système géodésique RGF93 et le système de projection Lambert93.

 

Le MNT (Modèle Numérique de Terrain) de la zone du bassin versant de la Lèze nous a été fourni par Hélène ROUX. Il est représenté ci-dessous découpé sur le bassin versant seulement. Le pas est de 20 mètres.

 

MNT du bassin versant de la Lèze sous ArcGIS

 

Les données d'occupation des sols viennent aussi d'Hélène ROUX. Le bassin est constitué d'eau, bois, végétation dense, végétation moins dense, sol nu et zone urbaine. Nous avons du faire un choix pour les classifier selon les modalités du modèle de l'INRA. A l'eau nous avons associé "zones humides et surfaces en eau" (valeur 400), au bois et à la végétation dense : "forêts et végétation arbustive" (310), à la végétation moins dense : "zones agricoles hétérogènes" (240), au sol nu : "prairies et paturages" (231) et à l'urbain : "territoires artificialisés" (100). Ces données sont représentées ci-dessous.

 

Occupation des sols

 

Les autres données ont été fournies par les étudiants de troisième année de l'ENSAT en option QEGR. Leur projet de fin de semestre concerne aussi la Lèze. Ils ont réalisé des sondages des sols du bassin versant pour déterminer les types de sols et leurs horizons. Les sondages sont représentés par des points sur les cartes suivantes de battance et d'érodibilité. A partir de ces points, nous avons dessiné des polygones de Thiessen. En fonction des horizons de surface, nous avons pu déterminer les valeurs des champs d'entrée "battance" et "érodibilité" à l'aide d'un document fourni par l'ENSAT (figure ci-dessous).

 

Diagrammes ternaires de battance et d'érodibilité en fonction des textures de surface (source : ENSAT)

 

Le découpage du bassin versant de la Lèze selon les indices de battance et d'érodibilité (de 1 à 5 pour chaque) est représenté sur les deux cartes ci-dessous.

 

Battance (à gauche) et érodibilité (à droite) du bassin versant de la Lèze

 

Ensuite nous avons calculé l'érositivité du ruissellement avec ArcGIS à partir du MNT. Cette valeur prend en compte les pentes et les surfaces drainées.

 

Avec les quatre données obtenues, on calcule une valeur de sensibilité des sols à l'érosion puis on compare cette valeur à une table qui nous donne la valeur de l'indice de sensibilité final (1, 2, 3, 4, 5, 10, 11 ou 12). On obtient la carte ci-dessous.

 

Carte de sensibilité du bassin versant de la Lèze à l'érosion

 

Conclusion :

 

Sur la carte obtenue, nous observons que les indices de sensibilité n'atteignent pas 5, c'est-à-dire la sensibilité la plus forte. Il n'y a pas non plus la valeur 11 correspondant aux espaces ouverts. Cela est du aux données d'entrée utilisées, qui ne sont pas très précises et ne correspondent pas aux catégories de la méthodologie utilisée. En effet, l'occupation des sols disponible est différente du Corine Land Cover et nous avons du faire un choix pour chaque type d'occupation.

Ensuite, nous pouvons bien voir l'influence de la battance et de l'érodibilité sur la sensibilité des sols à l'érosion puisqu'on retrouve les polygones des cartes de battance et d'érodibilité. Or, ces polygônes de Thiessen tracés à partir des sondages ne représentent pas du tout les types de sol de la zone. Le résultat est évidemment très approximatif.

Nous avons donc réalisé une carte supplémentaire à partir d'autres données.