Résultats du calage

 

Valeurs des paramètres

 

A l'aide d'un calage manuel et de la fonction Optimisation de Marine, nous avons obtenu les paramètres suivants:

 

Paramètre Valeur Carte Coefficient
Profondeur (m) 0.80    
Porosité   carte des sols 0.669
KGA (mm/h)   carte des sols 1
SfGA (mm)   carte des sols 1
KSS (m²/s) 10000    
MSS 0.08    
iDSS (m/m)   iD2 1
n (s/m1/3)   occupation du sol 1
KsD1 (m1/3/s) 30    
KsD2 (m1/3/s) 4.4    
WD1 (m) 1-10 MNT 1
PD1 (m) 1-3 MNT 1
iD2 (m/m)   MNT 1

 

Résultats

 

La simulation pour ces paramètres donne l'hydrogramme suivant pour l'exutoire (Labarthe-sur-Lèze):

 

 

On obtient par ailleurs les valeurs de critères suivants:

critère de Nash : 0.79

critère Cmb3 : 0.88

 

On constate que la simulation reproduise grossièrement la crue de Juin 2000, notamment le pic à environ 140 m3/s. Cependant, nous ne sommes pas parvenus à reproduire fidèlement les zones de croissance et de décroissance du débit.

Le résultat du calage est cependant satisfaisant puisque notre but est de reproduire le pic de débit et d'étudier l'influence des aménagements. D'ailleurs, les critères dQ(Qmax) et dt(Qmax) sont très proches de 0:

 

$ dQ(Qmax) =\frac{\Delta Q}{Q{max}(obs)}= 0.0031$

$ dt(Qmax) = \frac{\Delta t}{14h} = 0.05 $ avec dt = 45min (le choix de 14h est arbitraire)

Commentaires

 

  • Sur les paramètres de calage

Quelques remarques peuvent être faites quant aux valeurs choisies. Les valeurs des coefficients de Strickler sont cohérents, même si celle du lit majeur (KsD2) parait un peu faible. Selon nos recherches dans la littérature, un Strickler inférieur à 10 correspond à un lit majeur en forêt, tandis que lorsque le Strickler du lit mineur se situe autour de 30, il s'agit d'une rivière de plaine à la végétation peu dense. Cela s'applique donc à la Lèze, même si on retrouve majoritairement  de la prairie et des champ dans son lit majeur (dont le Strickler serait entre 30 et 20).

En ce qui concerne la profondeur du sol, des mesures récentes sur le terrain ont montré que celle-ci est plutôt de l'ordre de 20-30cm.

Malgré tout, ces valeurs restent très réalistes et nous les utiliserons pour le reste de l'étude.

 

  • Sur l'hydrogramme de Labarthe

Nous nous sommes posés de nombreuses questions quant à la pertinence de notre calage. En effet, même si les critères sont bons, l'allure générale de notre hydrogramme semble assez peu satisfaisante. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer ce résultat:

 

* L'absence de carte de profondeur: nous avons été contraint d'appliquer une uniforme à ce paramètre, tout en sachant que c'est un paramètre très sensible au calage.

 

* La non-prise en compte de l'interception: en effet, Marine ne modélise pas l'interception qui est selon nous un processus essentiel à prendre en compte.

 

* L'hydrogramme observé présente des irrégularités assez étranges. Après en avoir discuté avec des chercheurs de l'IMFT, nous en sommes venus à formuler l'hypothèse que les mesures de débits sont peut-être erronées. En effet, il n'est pas irréaliste de penser qu'à partir d'un certain débit, la mesure des débits n'a pu être prise en charge correctement par la station de mesure. L'eau a également pu sortir du lit et passer par les rives, rendant ainsi la courbe de tarage inexploitable pour cette crue. L'hydrogramme suivant donne un aperçu de ce qui aurait pu être observé de façon réaliste:

 

 

Malgré tout, ce calage nous parait satisfaisant, et nous permettra d'effectuer des études au moins qualitatives sur la diminution du débit lors de crues extrêmes par l'aménagement du bassin versant.

 

 

 

Paramètres de calage