Analyse des données météorologiques

Données météorologiques, enneigement et enneigement artificiel

L'étendue des surfaces enneigées et la durée d'enneigement sont directement liés aux conditions naturelles su site et aux données météorologiques.  Le lien entre l'enneigement et les conditions météorologiques est évident : quand les conditions climatiques sont plus douces que d'habitude, il pleut plus souvent qu'il ne neige et la neige présente sur le sol fond plus vite. Quand l'épaisseur et durée de l'enneigement sont insuffisantes vis-à-vis des exigences relatives à l'exploitation des stations de ski, il devient nécessaire de procéder à des opérations d'enneigement artificiel. L'analyse des données météorologiques représente une étape importante dans l'évaluation des différentes opérations relatives à la mise en place du dispositif d'enneigement artificiel.

Nous disposons dans le cadre de notre étude des données météorologiques. Les données nous ont été transmis par le binome 1 qui fait l'étude hydrologique du bassin versant. L'analyse de ces données nous permet d'apprécier la nécessité et l'importance des opérations d'enneigement artificiel. Ces analyse s'appuient sur des modèles ainsi que sur des package sous R. Un package est une collection de fonctions utilisables sous R centrée sur un sujet particulier.  Dans notre étude, nous avons utilisé plusieurs bibliothèques externes dont (’Sirad’, ‘EcoHydRology’). Nous avons ainsi pu constituer un tableau de données (donnée.csv), constituer de 8 variables météorologiques (Température minimale, Température maximale(°c), Pluviométrie(mm), Débit moyen(m3/s), Rayonnement globale(Mj/m2/j), Enneigement (cm), Potentiel d’évapotranspiration(mm/jour)) (figure1). Nous analysons dans la suite ces variables en essayant de les interpréter vis-à-vis de l'enneigement naturel potentiel et de l'enneigement artificiel nécessaire. 

         

Figure1- Caractérisation des variables météorologiques

La température

Pour la température, nous avons pu avoir les données des Températures maximales et minimales dont on en a déduit la température moyenne entre le 01 janvier 2010 et le 08 Janvier 2015. (La figure 2) présente les variations des températures moyennes en °c durant cette période.  L'examen de cette figure montre que les températures moyennes les plus basses sont enregistrées entre Décembre et Janvier. En sachant que la saison de ski commence en Novembre dans la région et pourrait durer jusqu’à fin Mars, on pourrait en déduire qu'on a impérativement besoin de l’enneigement artificiel.

            

Figure 2- variation de la température moyenne

Les précipitations

Il est essentiel de déterminer le régime naturel des précipitations qui nous permet de préciser les impacts associés au déroulement naturel du cycle de l’eau et les impacts qui résultent des conséquences de l’enneigement artificiel. Nous disposons des données relatives aux précipitations en mm entre le 01 janvier 2010 et le 08 Janvier 2015 (Figure 3). La figure 4 indique que la pluviométrie est très irrégulière d’une année à une autre. La pluviométrie annuelle la plus basse enregistrée entre 2010 et 2015 a été de 681.6 mm (année 2011) et la pluviométrie annuelle la plus élevée a été de 813.3mm (année 2013). En effet l’hiver 2013/2014 a été exceptionnellement pluvieux en Provence – Alpes – Côte d'Azur, (meteofrance.fr : Bilan climatique de l’hiver 2013-2014).

       
                   

Figure 3- Variation des Précipitations 

L’enneigement

Nous avons pu acquérir les données relatives à d’enneigement dans la station de Puy-Saint-Vincent à partir du site ‘skiinfo.fr’. Nous avons analysé la variation de l’enneigement entre les années 2010 et 2014 (figure 4). On peut remarquer que l’enneigement est très variable d'une année à l'autre et qu'il se concentre essentiellement durant la période entre Décembre et Avril. ​

            

Figure 4- Variation de l’enneigement 

L'évapotranspiration

A l'aide des packages (’Sirad’‘EcoHydRology’) on a pu déterminer des valeurs approximatives de l'évapotranspiration moyenne l'équation de Turk. On a eu les résultats de la figure 5. Les valeurs moyennes annuelles pour les année 2011, 2012, 2013 et 2014 sont respectivement de 453.9066​mm, 477.1158​mm, 490.8888​mm et 456.7683​mm. On peut noter que malgré que la variation de l'évaporation potentiel est très variée d'une année à une autre les valeurs annuelles sont approxiamtivement égaux référant aux sorties d'un bilan hydrologique alors qu'on a bien vu précedemment que les précipitations liquides et solides référants aux entrées dans un bilan hydrologique sont très variables. Ce qui justifie encore une fois le recours à l'enneigement artificiel dépandant de la différence variable des entrées et des sorties d'eau. 

                     

Figure 5 - Variation de l'ETP entre 2011 et 2014