Conclusion

Lors du travail que nous avons effectué dans la première partie, nous avons du faire face à de nombreuses difficultés. Premièrement l'obtention de données précises concernant la géologie locale (perméabilité, porosité, variation de pression ...) a fortement impacté l'avancée de nos simulations. Par la suite, l'export des géométries trouvées afin les rendre utilisable sous Comsol nous a posé également quelques problèmes ainsi que la limitation en espace disque qui a grandement limité la durée possible de nos calculs Comsol. Cependant, les résultats finaux de nos modèles simplifiés et de nos modèles complexes nous ont permis d'aboutir à des conclusion utiles quant à l'impact environnemental d'une fuite depuis un puits à une profondeur de 300 mètres. En effet, les premières simulations montrent que le polluant, malgré la diffusion, peut conserver assez de concentration pour être nocif même à quelques kilomètres du puits. De plus, grâce aux modèles simplifiés, nous avons pu mettre en évidence l'importance de la géologie locale sur la dispersion du polluant avec notamment une couche d'argile de séparation de strate lors du transport vertical du polluant en présence d'un puits de pompage d'eau. Pour finir, le total de notre travail tend à montrer que dans le cas où la source de pollution est unique et provient d'une fuite dans le puits de forage à 300 mètres de profondeur, l'eau naturelle du sous-sol pompée à des fin d'utilisation publique ne peut pas réellement être altérée. A moins que le puits de pompage d'eau soit situé à une distance inférieurs à 2 ou 3 kilomètres du puits de forage, le polluant aura été soumis à une dilution de 1000, ce qui le rend non nocif pour l'humain, au regard des concentrations initiales maximales qu'on pourrait trouver dans le puits de forage.

 

Suite à cette étude à 300 mètres, nous nous sommes penchés sur la compréhension du phénomène de transport de pollution à très faible profondeur et son impact sur les nappes alluviales. Lors de ce travail, nous avons pu obtenir des ordres de grandeur corrects sur l'infiltration du baryum vers le sol puis sur son écoulement dans la nappe phréatique vers le Gardon. Nous avons pu observer la diffusion du polluant, suite à un rejet accidentel depuis un bac de stockage des eaux utilisées pour la fracturation hydraulique. Nous avons volontairement orienté notre étude vers une approche analytique et fortement simplifiée du problème d'infiltration des sols. Pour approfondir le sujet, l'étude aurait pu intégrer l'influence des événements météorologiques antérieurs, qui influent fortement sur la teneur en eau initiale et sur le sens d'écoulement de la nappe alluviale. En effet, une étude du Syndicat intercommunal d'Alimentation en eau potable de la Mayre rapporte une étude de BERGA-Sud sur la piézométrie de l'aquifère : une carte partielle met en évidence un sens d'écoulement des eaux souterraines orienté globalement du nord-ouest vers le sud-est. De plus, suite à un épisode pluvieux important, les infiltrations provoquent une remontée de la surface piézométrique et les apports de ruissellements des zones de bordure induisent probablement une composante nord-sud dans les écoulements de l'aquifère. En haute-eaux, la nappe serait plutôt drainée par le Gardon.Toutes ces informations n'ont pas pu être prise en compte vu le temps imparti, mais il serait intéressant dans le cadre d'un autre projet long par exemple, d'étudier l'influence des précipitations sur le sens d'écoulement d'une nappe phréatique.