Contexte du projet

Contexte géographique

Intéressés par les problématiques de l'eau, de l'environnement et des énergies renouvelables, notre groupe a souhaité réaliser un projet d'implantation d'une micro-centrale hydroélectrique sur un cours d'eau dans les environs de Toulouse.

L'aménagement du Pont de la Taule appartenant au particulier M. Bonnet s'est trouvé parfaitement adapté à notre projet.

- Situation de l'aménagement du Pont de la Taule en France -

[source : geoportail ]

En effet, l'aménagement situé dans le département de l'Ariège, sur le cours d'eau du Salat au sud de la commune de Seix est proche de la région toulousaine. Nous avons donc pu nous rendre sur le site afin d'en observer les particularités mais également afin de discuter avec le propriétaire de ses souhaits concernant la réhabilitation.

 

L'aménagement du Pont de la Taule

L'aménagement du Pont de la Taule est une ancienne usine à marbre, qui à l'aide de la force motrice de l'eau et d'un moulin permettait de scier les blocs de marbre. Cet aménagement est aujourd'hui à l'abandon, cependant, le propriétaire souhaite le remettre en état afin d'installer une micro-centrale hydroélectrique pour produire de l'électricité mais principalement afin d'éviter l'abandon du site et perdre par conséquent son droit d'eau.

- Aménagement du Pont de la Taule vu du ciel -
[source : géoportail]

La hauteur de chute et la production étant faible, le site se place dans le cas des petites centrales hydroélectriques de basse chute ou encore "au fil de l'eau".

 

Le contexte réglementaire de l'aménagement du Pont de la Taule

  1. Les dimensions et les conditions d'exploitation

La propriété est définie par un droit fondé en titre datant de 1883. Le propriétaire possède donc la totalité du site : le seuil, les ruines des bâtiments de l'usine et la rive droite qui comprend le canal d'amenée et le canal de fuite. Ces aménagements à rénover doivent conserver les dimensions initiales afin de conserver le droit fondé en titre.

Dans le cadre de son projet, le propriétaire dispose d'un arrêté préfectoral en date du 15 Janvier 2015 qui reconnaît le droit fondé en titre de l'ancien moulin et les conditions pour disposer de l'énergie hydraulique du Salat. Le but du propriétaire est donc de réhabiliter l'ancien aménagement pour pouvoir produire de l'énergie de type hydraulique tout en respectant les conditions fixées par le dernier arrêté préfectoral. Celui-ci fixe les conditions suivantes :

  • débit d'exploitation : $1,2m³/s$,
  • hauteur de chute : $2,86m$,
  • puissance maximale brute : $33kW$,
  • longueur du barrage : $24,0m$,
  • hauteur du barrage : $0,67m$,
  • 2 vannes de prise d'eau de dimensions 0,90 m de large x 0,97 m de haut et 0,84 m de large x 0,86 m de haut,
  • vanne de décharge de dimensions 0,92 m X 0,92 m.

Le débit d'exploitation résulte du calcul suivant où la vitesse de l'écoulement est considéré comme égal à 1m/s :

$ Q_{Max~Turbinable} = (S_{Vanne~1}+S_{Vanne~2})*H_{Seuil}*V $

$ Q_{Max~Turbinable} = ( 0,90 m + 0,84 m) * 0,67m * 1m/s = 1,2 m^3/s $

D'autre part, il s'agit d'une micro-centrale puisque la puissance maximale brute est comprise entre 20 et 500kW.

 

   2.  Les contraintes liées au Salat

Il est à noter que la rivière du Salat est de classe II. Par conséquent, cet aménagement devra, conformément aux directives françaises, assurer la continuité écologique ainsi que la continuité sédimentaire. Ceci sera explicité lors des études de continuité écologique et sédimentaire.

Par ailleurs, comme évoqué dans le contexte général, un débit réservé est à restituer dans le bras court-circuité du Salat. Ce débit sera déterminé lors de l'étude hydrologique.

 

Trois contraintes seront donc à respecter lors des phases du projet de réhabilitation, à savoir le respect des conditions fixées dans l'arrêté, le maintien de la continuité écologique et sédimentaire et la restitution du débit réservé.