Exploitation des résultats

Une fois les données entrées dans le tableur V6.1 et exprimées en équivalent carbone et équivalent CO2, les résultats obtenus sont présentés sous forme d'histogramme et de diagramme circulaire dans deux onglets récapitulatifs. 

A gauche de chaque figure, sont représentés les résultats pour le procédé d'extraction de gaz de schiste et à droite ceux pour le procédé d'extraction de gaz conventionnel. En rouge et rose de la figure 1, sont représentés les quantités de gaz à effet de serre par poste en tonnes équivalent C et en vert clair et vert foncé de la figure 2, sont représentés les quantités de gaz à effet de serre par poste en équivalent CO2.

Le total des émissions de gaz à effet de serre du procédé d'extraction de gaz de schiste est de 13 628 tonnes équivalent C sur 25 ans et celui du procédé d'extraction de gaz conventionnel s'élève à 10 942 tonnes équivalent C sur 25 ans. Rapportés à la production d'1m3, cela équivaut respectivement à 0,227kg équivalent C et 0,182kg équivalent C.

Figure 1 : Histogrammes représentant les quantités de gaz à effet de serre émis par poste et exprimées en tonnes équivalent carbone pour les deux types de procédé d'extraction de gaz naturel

Pour le procédé d'extraction de gaz de schiste, on observe que le poste qui émet le plus de gaz à effet de serre correspond aux déchets directs avec une quantité de 11 737 tonnes équivalent C. Il s'agit uniquement des fuites de gaz qui ont lieu à toutes les étapes. On observe la même chose pour le procédé d'extraction de gaz conventionnel (9 478 tonnes équivalent C). Viennent en seconde position les émissions dues aux matériels et matériaux intrants. L'importance des autres postes semble relativement minime. Nous pouvons affirmer cela puisque les barres d'erreur entre les postes au sein de chaque procédé ne se recoupent pas. 

Figure 2 : Diagrammes circulaires représentant le pourcentage de contribution de chaque poste aux émissions de gaz à effet de serre pour les deux types de procédé d'extraction de gaz naturel

De plus, quand on observe la figure 2 ci-dessus, on constate que la contribution des fuites de gaz est de 86% alors que les contributions de la construction des infrastructures (routes uniquement), du déplacement apport de matière et des déplacements des employés sont proches de 0% car les émissions sont relativement faibles. 

Les émissions pour les deux procédés sont obtenues avec un coefficient d'incertitude de 23% et les incertitudes par poste vont de 5 à 27%. 

Si on ne tient pas compte des barres d'erreur, le Bilan de gaz à effet de serre est plus important pour le gaz de schiste que pour le gaz conventionnel et ce pour chacun des postes comparé deux à deux. Ceci est conforme vis-à-vis de nos attentes de par nos recherches bibliographiques et des calculs effectués. 
Cependant, les barres d'erreur se recoupent. De ce fait, nous ne pouvons pas conclure sur une différence significative entre les quantités de gaz à effet de serre émises par les deux procédés. 

A titre d'informations, la figure 3 présente la quantité de gaz à effet de serre par poste pour les deux procédés exprimée cette fois en tonnes équivalent CO2. Les observations et de ce fait, les conclusions sont identiques.

Figure 3 : Histogrammes représentant les quantités de gaz à effet de serre émis par poste et exprimées en tonnes équivalent CO2 pour les deux types de procédé d'extraction de gaz naturel

La dernière étape du Bilan Carbone® consiste en l'établissement de pistes d'actions pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre en jouant sur le ou les postes les plus émetteurs. Or, ici, il s'agit des fuites de gaz. C'est un phénomène difficile à contrôler donc ce poste ne représente pas un levier sur lequel l'industriel peut agir, ou que très peu par l'installation de torchère réduisant l'impact du pouvoir de réchauffement global du méthane, en le transformant en CO2. Nous concentrons alors une dernière partie sur la discussion des résultats plutôt que de tenter de réduire ces fuites. De plus, notre exploitation de gaz de schiste étant fictive, il ne semble pas pertinent de proposer des pistes d'amélioration du procédé d'extraction.