Impossibilité d'agrandissement de la retenue existante

Le domaine skiable de Puy-Saint-Vincent est actuellement équipé d'une retenue collinaire qui permet d'alimenter les canons à neige. Afin de satisfaire à la hausse significative des besoins en eau fixée dans l'hypothèse d'agrandissement, le premier scénario envisagé a été son extension. L'impossibilité de réaliser un tel agrandissement est cependant vite apparu, les raisons avancées sont exposées ci-contre.

D'un point de vue technique, l'agrandissement d'une retenue n'est jamais envisagée. En effet, lors des travaux d'extension, la géomembrane, couche très fragile assurant l'imperméabilité de la retenue, pourrait être endommagée, rendant ainsi l'ensemble de la zone de stockage de l'eau inutilisable à moins de travaux colossaux et coûteux. 

D'un point de vue sécuritaire, le stockage d'un tel volume d'eau peut être dangereux pour l'environnement à l'aval et nécessite donc un redimensionnement des infrastructures de protection conséquent et, une nouvelle fois, est onéreux. De nouvelles études d'impacts seraient également nécessaires au projet, notamment si la classe de la retenue change (l'ouvrage n'est alors plus soumis aux mêmes réglementations). De plus, la présence de deux ouvrages permettrait davantage de flexibilité. En effet, si une des deux retenues est indisponible, la station peut assurer l'enneigement des piste grâce à la seconde.

Dans le cas présenté ici, un troisième problème se pose quant à l'alimentation en eau de la retenue. En effet, si, pour l'instant, la retenue est en partie remplie par les trop-pleins d'eau potable de la station, ces droits d'eau vont à l'avenir être supprimés et par conséquent ne peuvent être considérés comme une source plus importante d'alimentation. Il est donc impossible, du point de vue de la disponibilité en eau, d'étendre la surface de la retenue sans l'ajout d'un nouvel ouvrage d'amenée d'eau (en provenance d'un autre lieu de pompage).

Cet agrandissement de la retenue existante étant inenvisageable, d'autres scénarios doivent être étudiés comme l'implantation d'une seconde retenue.