Introduction

L'île de la Réunion est une région mono-départementale de 841 000 habitants (2013). Ce territoire est soumis à une forte pression démographique du fait du relief marqué : seul 40 % de la surface de l'île est aménageable, majoritairement sur les côtes. Cette concentration de la population à proximité de la mer nécessite une gestion rigoureuse des eaux usées domestiques afin de limiter les risques de pollution des milieux aquatiques. Parmi les 16 stations d'épuration des eaux usées (STEP) en activité en 2013, 4 ne respectent pas les normes sur les concentrations dans les effluents rejetés (voir Fig ci-dessous).

(Office de l'eau de la Réunion, 2014)

De plus, une grande partie de la population n'est pas raccordée au réseau d'assainissement collectif (58 % en 2010). Ainsi, l'augmentation de la population de l'île (1 000 000 d'habitant en 2030) et du taux de raccordement au réseau nécessite l'augmentation des capacités de traitement des STEP de la Réunion (Office de l'eau de la réunion, 2014).

Dans le cadre de l'application de la Loi sur l'eau, les collectivités locales se sont engagées à mettre aux normes leurs filières de traitement des eaux. Du fait de la disponibilité des données et du besoin de réhabilitation, nous avons choisi d'étudier le redimensionnement de la STEP de Saint-Louis, au Sud-Ouest de la Réunion.

Notre projet s'inscrit également au sein du Plan Départemental d’Élimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA) dont le but est de réduire la production de déchets dans la région, d'y développer le recyclage des matières organiques et d'augmenter l'autonomie énergétique du territoire (recyclage de 45 % des déchets organiques et 100 % des déchets verts en 2015). Afin de répondre à ces objectifs, nous allons développer la valorisation des déchets en étudiant le procédé de méthanisation des boues de la station d'épuration et leur compostage avec des déchets verts.