Problématiques associées à la production de neige artificielle

Impacts météorologiques associés à la production et à la manutention de la neige artificielle

L’un des impacts environnementaux de la neige de culture est la pollution atmosphérique. La production de neige artificielle s'accompagne de l’émission de très petites particules dans l’atmosphère. La concentration de ces particules ultrafines peut atteindre 20 000 particules par cm3 alors qu’en condition normale la concentration est seulement de 500 à 800 particules par cm3. Ces particules sont en majorité de diamètre inférieur à 50 nm ce qui pourrait empêcher leur condensation en pluie ou neige, et donc l’assèchement des nuages (Thorens, 2007).

Impacts de la production de neige artificielle sur le cycle de l’eau

Le processus de production de neige artificielle affecte significativement le cycle de l’eau. En effet, il est perturbé à deux niveaux : lors des prélèvements, ce qui modifie le volume d’eau présent dans la source, et lors du stockage et de la production qui provoquent un déficit local temporaire en eau. Ces problèmes s'accompagnent souvent des pertes ayant lieu lors des différentes étapes (fuites, évapotranspiration). Près de 30% de l’eau peut être perdue par évaporation durant le processus (De Jong, 2007). En ce qui concerne la station de Puy Saint-Vincent, les besoins en eau pour la production de neige artificielle à prélever ont été évalués à 50 000m3. On aurait donc besoin de pomper 65 000 m3 d’eau pour satisfaire ces besoins annuels. Les pertes seront donc évaluées à 15000m3 d’eau. Sachant que ces besoins se concentrent en période d’étiage (période de basses eaux), cela pourrait avoir des conséquences environnementales importantes sur le milieu aquatique. Elles pourraient d'autre part engendrer des pressions importantes quant à la disponibilité de l'eau puisque ces périodes correspondent à des périodes d'activité de la station durant lesquelles les besoins en eau potable sont élevés.