4. Qualité de l'eau

 

4. Qualité de l'eau

 

La préservation de la qualité des eaux de surface est un enjeu majeur compte tenu des usages de cette ressource : production d’eau potable, loisirs aquatiques. Elle présente également un intérêt biologique pour la préservation de la faune aquatique notamment.

La qualité de l’eau est caractérisée par les diverses substances qu’elle contient, leur effet sur les écosystèmes aquatiques et la santé humaine. Ces substances sont diverses, d’origine naturelle (bicarbonates, azote, phosphore, calcium, sodium, fer, aluminium,…), mais aussi d’origine anthropique (eaux usées, métaux, pesticides,..). C’est la concentration en ces différents éléments qui détermine la qualité d’une eau et permet de savoir si celle-ci peut convenir à un usage particulier.

La promulgation de la loi sur l’eau et des milieux  aquatiques du 3 janvier 1992, comprenant notamment l’élaboration de SDAGE dans les différents bassins français, a amené les Agences de l’Eau ainsi que le Ministère chargé de l’environnement à reconsidérer la grille de 1971 (outil d’évaluation de la qualité des rivières françaises). C’est dans ce contexte que sont apparues les normes de qualité définies par des « Système d’Evaluation de la Qualité » ou SEQ.

En France, le contrôle de la qualité de l’eau est confié au Réseau National de Bassins (RNB) qui, par l’intermédiaire des Agences de Bassins, réalise un suivi analytique mensuel sur de nombreuses stations pilotes réparties sur l’ensemble du réseau hydrographique national.

Le système d’évaluation de la qualité des cours d’eau se décompose en trois volets portant sur la physico-chimie de l’eau (SEQ-Eau), les caractéristiques physiques (SEQ-Physique, évaluation du degré d’artificialisation du cours d’eau), et les communautés biologiques (SEQ-Bio, évaluation de la qualité biologique du cours d’eau).

Ainsi, les outils SEQ doivent permettre une très bonne connaissance de l’état global d’un cours d’eau afin de suivre son évolution dans le temps.