Analyses des Méthodes et difficultés rencontrées pour réaliser l'étude d'impact

Analyses des Méthodes et difficultés
rencontrées pour réaliser l'étude d'impact

 

Ce chapitre de l'étude d'impact est le complément de l'analyse des effets du projet. Il a pour but de certifier l'étude d'impact en la rendant fiable et crédible1. Les limites de notre projet y seront également exposées.

1. Les difficultés rencontrées

Plusieurs aspects n'ont pas pu être réaliser ou traité au cours de ses six semaines d'étude :

  • pas d'études de terrain,
  • pas d'analyse, ni de données mesurées sur place.

De ce fait nous n'avons pas de méthodologies expérimentales contestables.

Nous nous sommes basées sur des documents émanant des services de l'état (DREAL) , d'experts scientifiques (BRGM) ou d'associations spécialisées (LPO, CRMM) pour lesquels nous apportons du crédit.

Les documents issus de bureau d'étude sont des rapports de qualité mais nous pouvons émettre une réserve quand à leur analyse. Nous avons donc préféré utiliser les sources originelles de ces documents pour vérifier et utiliser l'information.

Nous avons eu des difficultés pour obtenir certaines données.
C'est les cas pour les informations du milieu du marin. La présente étude rapporte uniquement les mammifères marins présents sur les côtes atlantiques. Il n'y a pas d'information sur la faune benthique. Les services de l'IFREMER n'ont pas su ou eu le temps de nous rediriger vers les personnes pouvant nous renseigner. Au final ayant choisi de ne pas rejeter de saumure en mer, ce manque d'information ne pénalise pas l'étude. Il serait cependant intéressant de connaître les enjeux précis des rejets de saumure en mer. De plus, nous trouvons que les publications liées aux impacts des rejets en mer des usines de dessalement, ne s'intéressent pas assez à des mesures de faunes benthiques, mais plutôt aux paramètres chimiques (salinité, contaminants).

De manière plus minoritaire, nous n'avons pas obtenue de données concernant les insectes de la zone d'étude. De même, nous aurions souhaiter quantifier les nuisances sonores des usines de dessalement.

Dans le temps imparti, nous avons préféré nous limiter à certains chapitre de l'étude d'impact. Nous n'avons donc pas établit la compatibilité du projet avec les documents d'urbanisme que sont les SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), PLU (Plan Local d'Urbanisme) et POS (Plan d'occupation des sols). De même, nous n'avons pas traité des effets cumulés avec d'autres projets voisins reconnus par l'Autorité Environnementale (DREAL). L'étude d'impact n'est pas complète, mais les chapitres abordés ont pu faire l'objet de réflexion approfondie. Nous avons ainsi pu prendre du recul sur les données recueillies pour analyser plus dans le détail les effets du projet sur les milieux étudiés.

Dans le cadre général du projet de groupe, nous avons choisi comme critère d'implantation de l'usine ne pas se situer sur des terres agricoles pour éviter la réorientation des surfaces agricoles et éviter l'expropriation des agriculteurs. De ce choix découle le fait que l'usine soit implantée en milieu naturel très sensible, défavorable pour le projet. On peut se demander la pertinence du choix d'éviter d'impacter les zones agricoles au détriments des zones naturelles sensibles.

2. La méthodologie employée

Nous avons chercher à mettre en place un méthodologie précise en consultant André P., Delisle C.E., Revéret J.P., 2010, L'évaluation ses impacts sur l'environnement. La méthodologie proposée est de donner un poids à chacunes des thématiques abordées avec un total de 1000 points puis de traduire cela en Indice de Qualité de l'Environnement (IDE) représenté sous forme de graphe. Ce qui demande de sous diviser les parties entre elles et de traiter de sujet très précis comme dans le thème Ecologie > Espèces et populations terrestres > le gibier à plumes ou dans la thématique Esthétique > Eau > Odeurs et Matières flottantes. Ces analyses s'appuient donc sur des mesures de terrain. De ce fait nous n'avons pas mis en place cette méthodologie.

De plus, d'après Maizeret, les essais de mise en place de méthodes mathématiques pour apprécier l’importance des impacts d’un projet n’ont généralement pas produit de résultats convaincants2.
Le reproche que l'on peut faire à la procédure de l'étude d'impact est son côté subjectif. L'analyse dépend de la position de la personne réalisant l'étude.

Au bilan, des mesures terrains auraient été intéressantes pour  valider les informations de la collecte de données.

Bibliographie :

1 MICHEL P., 2001, L'étude d'impact sur l'environnement, Objectifs, Cadre réglementaire, Conduite de l'évaluation. BCEOM, Ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement.
2 MAIZERET, C., 1996, Les méthodes d’évaluation des impacts sur la faune sauvage. Les méthodes d’évaluation des impacts sur les milieux. Les ingénieurs écologues. p. 73-83.