Caractérisation des transformations chimiques au niveau du rejet

Méthodologie

L’objectif de l’étude est de caractériser les transformations ayant lieu entre l’effluent industriel rejeté et l’eau de mer. L’intérêt de l’étude porte sur les conséquences de ces transformations sur le milieu de rejet. En effet, on recherche à connaître la quantité de composés tels que le fer, le titane ou encore l'aluminium qui sont rejetés en mer sous forme soluble ou non.

Pour ce faire, il convient de définir en premier lieu les composantes réagissantes, à savoir l’effluent  industriel constitué d’une phase liquide et d’une phase solide, et l’eau de mer situé à la sortie de la canalisation. Le choix des compositions est détaillé dans les onglets suivants. Les hypothèses émises, ainsi que leurs critiques sont également explicitées. Chaque composante sera testée avec le modèle géochimique PhreeqC.

Dans un second temps, le même modèle sera utilisé pour étudier le mélange suivant différents fractionnements.  Des études de sensibilités aux compositions seront également effectuées. Enfin, l’implémentation des résultats de la modélisation du transport de l’effluent permettra d’établir une cartographie représentant les variations physico-chimiques induites dans le champ de dispersion de l'effluent.

Les modélisations des interactions physico-chimiques se feront à l’aide du modèle géochimique PhreeqC. Une présentation sommaire de ces capacités et de ses limites est présentée dans une page sous jacente. En contre partie, les fonctions utilisées lors de notre étude seront détaillées plus amplement.

Hypothèses générales

La caractérisation des processus chimiques se limitera aux réactions de précipitation et dissolution des minéraux. Les phénomènes d'adsorption, désorption ne rentreront pas dans le cadre de l'étude, car cela nécessiterait des résultats expérimentaux.

On néglige la cinétique de réaction, on considère que l'équilibre thermodynamique se fait instantanément.

Enfin, on suppose l'effluent tempéré à la chaleur ambiante du fait du long trajet en conduite (environ 40 km). L'influence de la température ne sera pas étudiée ici.