Conclusion

L’analyse de cycle de vie (ACV) réalisée montre clairement que pour des plastiques se retrouvant en milieu marin, et dans le cas des films alimentaires, le PLA est moins nocif pour l’environnement que le PE (polyéthylène) récupéré et revalorisé. De plus, les deux voies de revalorisation du PE sont équivalentes d'un point de vue environnemental. Par ailleurs l'impact du transport pour récupérer le plastique en mer et celui de la fin de vie s'avèrent négligeables devant celui de la production de films alimentaires.

Ensuite, on peut  noter l’importance du recyclage en termes d’impacts évités pour la filière classique. Finalement, il n'y pas de différence notable entre la mise en place d'une filière de recyclage et le développement de bioplastiques et l'on ne peut pas trancher à ce stade en faveur de l'une ou l'autre des solutions. Il faudrait reboucler le processus itératif de l'ACV pour affiner l'étude. Ces résultats sont par ailleurs à analyser avec du recul et un esprit critique car ils dépendent directement des hypothèses de travail et du choix du produit étudié. En effet, toute cette étude se base sur l'hypothèse de la biodégradabilité totale du PLA dans l’océan, qui s'avère erronée. Il faudrait donc étudier d'autres polymères dont la biodégradabilité est avérée en milieu marin, comme les polyhydroxyalcanoates (PHA) par exemple.