Conclusion

Conclusion

Pour faire face au manque d'eau du département Vendéen, la mise en place d'une usine de dessalement est envisagée par les autorités du département. C'est dans ce cadre que s'est inscrit notre projet.

Au cours de celui-ci, nous nous sommes placés en tant que bureau d'étude concepteur de cette usine. Nos objectifs étaient de localiser et de dimensionner l'usine tout en prenant en considération les impacts qu'elle engendre. Nous essayons d'éviter, de reduire ou de compenser au mieux les effets négatifs identifiés.

Afin de choisir le site d'implantation du projet, nous nous sommes imposés plusieurs critères : distance du littoral, éloignement des zones urbaines et agricoles, proximité des marais salants... Le dimensionnement repose à l'origine sur un procédé d'osmose inverse de l'usine et permet de produire 40 000 m3 par jour.

En parrallèle, une étude d'impact a été réalisée : elle se base sur l'état initial du site d'implantation. Son analyse permet d'identifier les impacts du  projet sur l'environnement, de proposer des mesures compensatoires, et d'améliorer la conception de l'usine.

En effet, pour éviter d'impacter sur le milieu marin, nous planifions un couplage du procédé d'osmose inverse et de distillation membranaire sous vide. Cette technologie produit des saumures concentrées qui contrairement à une usine de dessalement classique ne seront pas rejetées dans la mer mais valoriser au travers de marais salants.

De la même manière, nous avons constaté que le bilan de la consommation énergétique de l'usine est élevé. Les impacts sur le milieu naturel sont non négligeables d'où l'intérêt de s'orienter vers des énergies renouvelables. Le littoral vendéen est caractérisé par un fort potentiel de production d'énergies renouvelables notamment éolien, solaire et houlomoteur. Il s'avère possible de produire suffisamment d'énergie par ces ressources naturelles pour alimenter l'usine vis-à vis de ses besoins énergétiques. Il a  été convenu d'établir divers scénarii utilisant plusieurs technologies.

Le scénario retenu combine vingt-cinq pelamis, un parc de cinq éoliennes terrestres et un hectare de panneaux solaires sur toits. Ces installations compensent la consommation de l'usine et générent un surplus d'énergie revendable et une source supplémentaire de revenus.

L'ensemble des coûts des mesures proposées pour éviter, réduire et compenser les impacts environnementaux sont estimés. Les coûts s'élèvent à 79,4 millions d'euros dont 94 % sont représentés par les énergies renouvelables. Elles sont cependant amorties au bout de 15 ans d'exploitation. Les autres mesures proposées ne seront pas amorties : elles permettent cependant de préserver le milieu naturel, le patrimoine culturel et les activités économiques de la région notamment le tourisme.

En conclusion, ce projet permet d'alimenter en eau potable 200 000 habitants par jour, et autonome d'un point de vu énergétique et met en place une politique pour le respect de l'environnement notamment par la maîtrise et la valorisation des rejets. La concrétisation de ce projet repose sur l'autorisation des administrations.