Bilan DMV

Bilan DMV

Le couplage de la DMV avec l'OI permet d'augmenter de façon significative le rendement de production d'eau potable (rendement doublé). Le débit de saumures est réduit de plus de 85 % alors qu'elles sont concentrées 4,5 fois. Ce couplage permet également de diminuer la consommation énergétique de l'installation.  

Tableau 1 : Bilan comparatif des procédés d'Osmose Inverse (OI) et du couplage avec la Distillation membranaire sous vide (OI + DMV)
  OI OI+DMV
Rendement, % 50 89
Débit d'eau potable, m3/j 40176 40010
Débit de saumure, m3/j 40824 4989
Concentration des saumures, g/L 71,7 325
Demande énergétique, kWh/m3

 

5,5

4

Quant au devenir du rejet issu du couplage OI+DMV, la modélisation sous Star-CCM+ a montré que la dilution du rejet était envisageable à condition que l'effluent ait une vitesse suffisante pour bien se mélanger. Pour cela, l'injection peut être réalisée avec des plus petites buses ou bien, la géomètrie de la buse peut être conservée en mettant en place des bassins de rétentions destinés aux saumures avec lachés d'eau périodique afin d'augmenter le débit de rejet.

La possibilité d'éviter le rejet par la mise en place de marais salants a été étudié. Ceci permet de réduire significativement l'impact environnemental de ces rejets.

Les limites de ce procédé sont :

  • L'énergie qu'il faut fournir pour chauffer l'eau dans l'alimentation qui se traduit par un champs de panneaux solaires extrèmement grand (plus de 20 ha !). L'implantation de sytèmes récupérateurs de chaleurs (échangeurs à plaques, à calandres) peuvent permettre de réduire cette valeur. De plus, l'analyse des coûts a montré que ce procédé restait rentable malgré l'implantation d'autant de panneaux. 
  • Le colmatage comme tout procédé membranaire. Des tests à l'échelle pilote sont nécessaires pour l'évaluer.
  • La surface membranaire nécessaire puisqu'il faut environ 140000 m2 de membrane. Le développement et la production de membranes destinées à l'industrie et adaptées à ce type de procédé devrait permettre à terme de réduire l'encombrement. La figure 1 permet d'illustrer ces propos en montrant que la surface de membrane décroit exponentiellement avec la perméabilité de Knudsen.


Figure 1 : Influence de la perméabilité de Knudsen sur la surface membranaire nécessaire au traitement de deux eaux de concentrations différentes