Conclusions

Ce projet long concluant notre scolarité, a permis de mener à bien une étude en toute autonomie et ainsi développer un esprit de cohésion au sein du groupe. La problématique choisie a permis à chacun d'entre nous de mobiliser les connaissances acquises tout au long de notre cycle ingénieur.

Au cours de ces dernières années le développement des énergies renouvelables a connu une expansion considérable, une des plus prometteuses étant l'exploitation des courants via les hydroliennes. L'exploitation de ce type d'énergie étant toujours en cours de développement, des hypothèses ont été formulées, et nos simulations orientées en fonction des différents industriels avec lesquels le dialogue a pu s'établir. De ce fait un certain jugement critique a pu être acquis quant à la pertinence de ces choix.

Les différentes tâches réalisées par chacun d'entre nous ont permis de répondre aux objectifs fixés. Grâce à  la cartographie du site, l'étude courantologique ainsi que la connaissance de la réglementation,  il a été possible de sélectionner une zone propice à l'implantation d'hydroliennes dans le passage du Fromveur. La zone retenue permet d'avoir des conditions géophysiques (bathymétrie, pente) et une ressource énergétique (due aux courants) optimales, tout en prenant en compte la protection règlementaire. Une analyse des différents prototypes de turbines, de leurs propriétés mécaniques ainsi que du sillage engendré par leur présence au sein d'un écoulement a mis en lumière l'agencement optimal à mettre en place mais aussi le nombre de machines nécessaires pour pallier aux besoins énergétiques des îles de Molène et d'Ouessant qui, rappelons le, est de 8424 MWh/an. Le choix se portera sur une configuration en quinconce comprenant quatre hydroliennes. Enfin, une étude des impacts environnementaux, économiques et sociaux engendrés par la mise en place de ce projet a complété cette étude, afin de vérifier la faisabilité et les conséquences de ce dernier. Finalement, les impacts engendrés se révèlent être assez limités et, malgré les coûts d'installation et de maintenance, l'investissement est rentabilisé, ce qui favorise l'acceptation sociale du projet.

Les six semaines mises à disposition pour mener à terme ce projet nous ont contraint à faire des choix et simplifications. En effet le raccordement au réseau des turbines nécessitant la mise en place d'un câble et donc de travaux importants a été abordé de manière succincte, tout comme l'évaluation des coûts de maintenance de l'installation entière. Une étude du vieillissement ainsi que de la fatigue des matériaux engendrée par différents forçages pourrait être envisagée.

A long terme, l'agrandissement d'un tel projet est envisageable au vu de la ressource disponible dans le passage du Fromveur, et permettrait de compléter la production provenant des autres sources d'énergies. L'exploitation de cette énergie océanique, à l'échelle nationale, autoriserait ainsi la France à diminuer considérablement ses émissions de carbone. Cela réduirait également sa dépendance face aux combustibles fossiles et donc garantirait une certaine sécurité énergétique.