Contexte

1. Contexte

La ressource en eau est une préoccupation majeure. En Vendée, celle-ci provient à 90% des eaux de surface contenues par des réserves naturelles (rizières, zones humides... ) et des réserves artificielles dont 12 barrages. L'accessibilité aux ressources en eau souterraine est difficile, elle est réservée essentiellement pour irriguer les cultures.

L'agriculture, les besoins domestiques, industriels et touristiques sont les principaux acteurs de  la consommation en eau (Figure 1) : en 2010, elle est estimée à 140 millions de m3. 72% de celle-ci est dédiée à l'agriculture dont 10% est consacrée à l'abreuvement du bétail en eau potable. 40 millions de m3 d'eau potable sont directement consommés par les populations et leurs activités. En trente ans, les besoins domestiques en eau ont quasiment triplé. Le tourisme croissant connu par ce département augmente cette consommation et la concentre plus particulièrement sur quelques mois, les plus sensibles. En effet, la Vendée accuse des pénuries d’eau en période estivale causées par des déficits pluviométriques : durant le printemps 2010, une diminution des précipitations de 40% a été enregistrée par le Sud-Est de la Vendée.


Figure 1:
Consommation eau nette en Vendée, en 2010.

Source:Conseil de Développement du Territoire Sud Vendée

Les prospections au vue de l'accroissement démographique laisse entrevoir un déficit de 10 million de m3 pour les années à venir. Il devient urgent pour ce département de trouver des solutions techniques afin de sécuriser leur ressource en eau. L'implantation d'une usine de dessalement est alors envisagée et planifiée pour 2020. Ce projet fait actuellement l’objet d’une étude de faisabilité, dont les résultats seront connus au printemps 2013. 

Cependant quels peut être les impacts d’une telle construction sur l’environnement ?