Contexte théorique et hypothèses

La marée est le mouvement périodique de montée et descente du niveau de la mer. Le déplacement des masses d'eau qui en résulte constitue 'les courants de marée'.

L'attraction gravitationnelle entre la Terre et la Lune d'une part, la Terre et le Soleil d'autre part explique l'élévation du niveau de la mer en certains points du globe. Ce signal périodique se propage alors à une célérité définie.

Dans la zone d'étude, les marées lunaire (M2) et solaire (S2) ont une période semi-diurne. Ainsi en approximativement 12 heures, la surface libre en un point donné passe par deux maximas et un minimum. La différence de hauteur entre les niveaux maximum et minimum s'appelle 'marnage'. Celui-ci présente une variabilité temporelle, de période voisine de 15 jours dans notre zone d'intérêt (Figure1). Une marée 'de vive-eau' correspond à un fort marnage, une marée 'de morte-eau' correspond à un faible marnage. Le coefficient de marée (C) permet de caractériser le marnage. Typiquement, pour une marée de vive-eau moyenne, C=0.95; pour une marée de morte-eau, C=0.45.

 

Elévation de la surface libre dans le port de Brest, (source : http://www.ifremer.fr/lpo/cours/maree/spectre.html)

 

Il est important de signaler que la vitesse que l'on mesure en un point ne résulte pas uniquement des marées citées ci-dessus. Il existe en effet d'autres types de forçages, vent ou gradients de pression atmosphérique par exemple, qui pilotent une composante des courants. Cependant, ce sont les marées lunaire et solaire semi-diurnes qui contribuent majoritairement aux courants violents que l'on observe dans le passage du Fromveur. De plus, les échelles de temps mises en jeu pour la variabilité du courant, dépendent du type de forçage considéré. Si les ondes 'M2' et 'S2' ont une périodicité bien définie et se prêtent à une modélisation à l'aide d'une onde monochromatique, il n'en va pas de même pour les autres types de forçages, bien moins réguliers dans le temps et l'espace.