Coût de l'inaction et recherche de financement

Dans tous les cas, la gestion de l'environnement demandera des efforts financiers. Il faut choisir les méthodes permettant un coût le plus faible possible et une recette la plus élevée. Mais le bénéfice peut être négatif.  Auquel cas, si nous choisissons de ne pas réaliser le projet, quelles sont les conséquences de l'inaction? Car de nombreux secteurs sont régulièrement touchés par la pollution (plastique mais pas uniquement) des océans, et cela représente pour eux des coûts parfois très importants.

  • La biodiversité est directement touchée par ce problème de pollution aquatique. Comme nous en avons déjà parlé dans la partie "Généralités", de nombreuses espèces marines et oiseaux sont impactés par la pollution plastique. En effet, elle entraîne des milliers de morts chaque année, par étranglement ou ingestion de plastiques.

 

  • Parmi les secteurs directement touchés par cette pollution, on trouve la pêche professionnelle. Il existe des risques pour la navigation par enroulement de filets abandonnées dans les hélices des bateaux par exemple. Dans les cas extrêmes, un remorquage de bateau peut coûter jusqu'à plusieurs milliers d'euros. Avec leurs filets, les pêcheurs pêchent des poissons, mais aussi des déchets! Ceux-ci représente un manque à gagner, puisqu'ils réduisent les prises. De plus, les déchets sont susceptibles d'endommager les filets, qu'il faut ensuite nettoyer, réparer ou bien remplacer. On estime qu'en europe, l'impact des déchets coûte jusqu'a 40 000 euros par an et par bateau, en fonction de leur taille, ce qui n'est pas négligeable. L'impact sur l'aquaculture et la conchyliculture en Europe est annuellement estimé a quelques millions d'euros.

 

  • Bien évidemment, le tourisme est impacté par la nuisance visuelle qu'est la pollution plastique, et ce principalement au niveau des plages. Le nettoyage manuel ou mécanique de ces plages a un coût. En Espagne, l'investissement annuel représente plus de 60 000 euros par port pour enlever déchets. En France à Saint-Jean-de-Luz, les plages sont nettoyées quotidiennement. Les quelques 22 730 m2 représentent un coût d'entretien annuel de 259 000 €. A cela s'ajoutent 37 000 € pour la mise en place de filets anti-pollution quelques mois dans l'année. Le nettoyage des plages peut être complété par le ramassage de déchets directement dans l'eau, par le biais de bateaux ou jet-skis.

Les secteurs liés à la pêche ou au tourisme pourraient être d'une façon ou d'une autre sollicités pour subventionner des projets de nettoyage du plastique dans l'eau, qui de façon directe ou indirecte allègera certains de leurs coûts.