Détermination des débits de référence à l'Angoust et Estahuja

Détermination des débits de référence à l'Angoust et Estahuja

 

Comme nous l'avons vu dans la partie précédente, nous avons réussi à déterminer les débits de références pour le Sègre. Par contre, il y aussi une possibilité de plantation de la station d'épuration d'eau sur la rive de l'Angoust, d'Estahuja ainsi que près de la confluence entre l'Angoust et le Sègre. C'est pour cela qu'il est important de déterminer les débit de référence pour ces cours d'eau. Dans notre cas présent, nous ne disposons d'aucunes données ou de mesures sur ces deux rivières, une fois de plus nous allons vous présenter quelques moyens statistiques qui nous permettent d'avoir une estimation des débits sur ces points.

En contactant plusieurs bureaux d'étude dans la région à propos du manque de données, nous avons appris que la méthode utilisée était celle qui consistait à dire que le débit spécifique Qs se conservait. Cette méthode nous semblait critiquable, surtout d'un point de vue hydrologique. Suite à notre travail effectué dans les parties antérieures avec les outils statistiques, nous savons que notre bassin versant a un comportement assez spécial. Nous avons décidé de travailler sur quelques données. Sur les conseils de Monsieur Rachid Ababou, nous avons décidé de changer la forme du débit spécifique et de prendre la forme suivante:

 $Q \over S^\alpha$ = Cste

Avec $\alpha$ variant de 0,4 à 1 selon les bassin hydrologiques. C'est la relation connue sous le nom de la relation de Meyer. Nous avons cherché des valeurs de $\alpha$ dans la littérature et nous avons trouvé que la valeur de 0,8 était la plus adéquate dans notre cas. Puis, dans un second temps, nous avons voulu affiner cette donnée, grâce à des outils statistiques, ainsi qu'en cherchant un comportement similaire à un autre bassin versant de la région. L'idée consistait à dire que le débit ne dépendait pas seulement de la surface ou de la situation géographique du bassin versant mais aussi de la pluviométrie. Nous avons donc créé une interpolation linéaire entre le nouveau débit spécifique et la pluviométrie, nous obtenons le graphe suivant:

         

Nous remarquons que l'interpolation linéaire est mauvaise, surtout quand nous regardons la forme des résidus, qui ne convergent pas vers zéro, voir même qui divergent. De plus, le coefficient directeur de la régression linéaire est trop petit, il est donc très difficile de prendre en compte cette loi. Ce graphe nous a montré non seulement la difficulté de créer un outil statistique pour estimer les débits dans les autres rivières souffrant d'un manque de données mais aussi que le comportement de notre bassin versant était très spécial. C'est pour cela et par manque de temps, que nous avons estimé judicieux de prendre la relation de Meyer comme première approche pour estimer les débit des références dans l'Angoust et Estahuja:

Débit (m3/s) Décennal Cinquantennal Centennal Millénal
Angoust 1.01 1.33 2.05 3.18
Estahuja 0.50 0.66 1.03 1.58

Comme il a été expliqué dans la partie sur GR4J, nous avions à disposition des données de débit pour l'Angoust sur une journée en 2010, grâce aux stations de relevage de la qualité des eaux. Pour cette journée, le débit pour l'Angoust était plus faible que celui du Sègre, ce qui n'est pas le cas avec la formule de Meyer. Avec plus de temps à disposition, il serait donc nécessaire de chercher une autre moyen de modéliser le débit des autres cours d'eau. De plus, nous n'avons le débit que sur une journée en 2010, cela ne signifie pas que le débit de l'Angoust est toujours inférieur à celui du Sègre. Nous garderons la formule de Meyer pour la suite de l'étude, en justifiant du bon ordre de grandeur trouvé.

Comme nous avons pu le voir dans cette partie, il nous semblait primordial de comprendre le comportement du bassin versant, pour pouvoir étudier l'inondabilité de la STEP. C'est pour cela que nous avons essayé de modéliser le bassin versant, hydrologiquement parlant, dans la partie suivante.