Estimation des eaux parasites

Estimation des eaux parasites

Comme il a été expliqué précédemment, le réseau d'assainissement est un réseau séparatif cependant, une quantité d'eau parasite se retrouve dans le réseau d'eau usée. En effet, dans les quatre communes que nous étudions, de nombreuses gouttières, grilles de garage... sont connectées directement sur le réseau d'eau usée.

Afin de pouvoir modéliser le réseau d'assainissement de manière plus précise mais également afin de dimensionner la station d'épuration, il est important de pouvoir estimer la quantité d'eau apportée par ces branchements illégaux. Ces eaux parasites vont influencer la taille des canalisations et impacter sur le dimensionnement de la STEP, puisque ces eaux vont venir diluer les eaux usées.

Afin de pouvoir estimer ces quantités, nous avons récupéré des données pluviométriques sur le bassin versant étudié. Après traitement de ces données, par le binôme 1 (Laurie et Nabil), nous avons pu obtenir des hauteurs de pluie maximales (en mm/j) pour chaque mois, sur plusieurs années pour le sous bassin versant du "Sègre".

A partir de ces valeurs, nous avons pris pour chaque année, la valeur maximale rencontrée puis nous avons réalisé la moyenne de ces maximums.

Maximum des pluies retenus pour chaque année
Année Hauteur maximale retenue (mm)
2006 37
2007 35
2008 31
2009 28
2010 44
2011 39

Nous obtenons alors, une moyenne de la hauteur maximale ($H_{max}$) de 36 mm/j. D'après le travail réalisé par Sarah Edde (ancienne étudiante), lors de son stage de fin d'étude, nous avons eût accès à la surface active de toit, c'est à dire la surface des toits qui sont connectés sur le réseau d'eau usée. La surface active totale ($S$), des 4 communes étudiées, représente ainsi 10215 m².

Le débit d'eau parasite journalier a été calculé par la formule suivante:

$$Q_{parasite}=S.H_{max}$$

Le débit d'eau parasite, ainsi estimé, représente un débit d'environ 370m3/j.