Evaluation de l'infiltration

Évaluation de l'infiltration

Dernier terme à évaluer, l'infiltration représente notre plus gros challenge. En effet, nous n'avons quasiment aucunes données sur notre sol, dans notre zone montagnarde. Voici les différents modèles les plus utilisés afin d'évaluer l'infiltration dans un sol:

           

Modèles d'infiltration (source)

Nous n'avons aucune donnée d'infiltration, nous ne pouvons donc pas utiliser correctement ces modèles. Seuls ceux de Green et Ampt et de Horton pourraient éventuellement être mis à profit, avec la connaissance de la texture du sol.

D'après le cours de M. Denis Dartus, nous avons pu faire quelques estimations:

         

Type de sol selon la structure, source

D'après ce graphe, et en reprenant la texture du sol citée dans la partie évapotranspiration (47% limon, 18% d'argile et 26% de sable), nous pouvons en déduire un sol 'silt loam' c'est-à-dire glaise limoneuse. Nous pouvons alors en déduire les paramètres suivant:

Paramètres estimés

Porosité (cm3/cm) 0,501
Teneur en eau à saturation 0,45
Conductivité hydraulique à saturation Ks (cm/h) 0,45

Avec une nouvelle formulation de la formule de Horton:

Modèle de Horton - Source: cours de M.Denis Dartus

Nous pouvons alors estimer les paramètres suivants:

Paramètres estimés
i0 (mm/h) 210
if (mm/h) 12

β (h-1)

120

Cette dernière loi nous donne alors une infiltration à 12 mm/h. En réalité ces lois sont surtout utiles pour des crues éclairs mais ne sont pas adaptables si nous n'avons pas la pluviométrie journalière. En effet, l'eau va s'infiltrer à une vitesse de 12mm/h jusqu'à ce que l'horizon du sol (prise à 60cm pour l'évapotranspiration) soit saturée. Dans ce cas, il n'y a plus que du ruissellement. Il faut donc connaître la pluviométrie, afin de savoir quand est-ce que nous sommes en période saturée.

Nous allons donc tourner notre bilan avec une nouvelle inconnue qu'est l'infiltration. Celui-ci va alors devenir:

Ruissellement surface + sub-surface + profondeur = Pluviométrie - Evapotranspiration