Effets sur l'environnement

 

Effet sur l'environnement - Impacts prévisibles du

projet sur l'environnement

 

Les stations d’épuration et leur réseau de collecte visent à améliorer l’environnement, puisque leur objectif est de rejeter des eaux épurées afin d’éviter que ces effluents pollués ne provoquent une destruction totale des écosystèmes aquatiques. Néanmoins ces ouvrages peuvent avoir aussi des effets négatifs générés par le bruit et les odeurs ou encore apporter des modifications sur le paysage. Nous allons donc étudier les effets qui seront potentiellement générés par cette future station d’épuration. Nous verrons dans un premier temps les effets temporaires puis dans un deuxième temps les effets permanents.

 

1. Effets temporaires

Les effets temporaires sont les effets qui vont être engendrés par la phase de construction de la station. La phase de chantier est primordiale. En effet, c’est la première source de génération des nuisances à l’environnement. Les effets sont ainsi analysés de manière à minimiser leur impact sur l’environnement. Des mesures spécifiques sont mise en place car le chantier génère des effets très différents de l’infrastructure elle-même.

 

  • Les nuisances paysagères

Terrassements : les effets possibles dus au terrassement lors de la phase chantier sont liés aux dépôts divers et à l’encombrement du chantier. Les autres effets concernent les eaux superficielles et souterraines. Leur turbidité peut être affectée en raison d’entrainement de particules fines. Le risque de pollution chimique peut également être rencontré. Ceci est lié à la circulation des engins de chantier ainsi qu’au stockage de matériaux polluants.

 

  •  Milieu naturel

La phase de chantier peut générer des projections de poussières sur la végétation. Ceci entrainera une diminution de la respiration en colmatant les stomates. La végétation est donc affaiblie et devient plus sensible à d’autres agressions comme par exemple les attaques parasitaires, la sécheresse ou autres maladies. 

La végétation peut également être touchée par les blessures d’engins qui sont imposant et peuvent déborder sur les routes existantes. Leur passage peut également provoquer des tassements de sol, générant des problèmes d’infiltration de l’eau. Ceci engendre des ruissellements et des zones « inondées ».

Le déboisement permettant l’accès des engins doit être très contrôlé. Dans le cas de la future station aucune forêt n’est sur le chemin de passage des engins de chantier dans les zones concernées puisqu’elles sont accessibles.

 

  • Les nuisances auditives et vibrations

Le bruit est engendré par la construction de l’infrastructure et donc aux différents engins utilisés. La circulation des engins entraine également des nuisances sonores. Des vibrations peuvent également être engendrées même si celles-ci seront très infimes dans cette construction.

 

2. Effets permanents

  •  Le paysage

La localisation du site le soustrait le plus souvent à la perception visuelle, hormis la zone P1 qui se trouve à proximité des habitations. En ce qui concerne P2 la parcelle est légèrement masquée par des boisements existants (ripisylve arborescente de L’Angoust et du Sègre).

 

  • Les nuisances olfactives

Les odeurs de la station d’épuration peuvent provenir de deux origines. De la station elle-même : la méthode de traitement retenue étant le procédé à boues activées, la station sera équipée de bassin d’aération. Ces derniers représentent la plus grosse source d’émissions olfactives.  Les boues d’épuration représentent une autre source d’émission  soit au niveau de leur stockage, soit pendant leur transport ou lors de leur épandage. La présence d’odeurs est le premier motif de mobilisation des collectivités locales et des populations.

 

  • Les nuisances auditives

Les émissions de bruit en phase d’exploitation dû au fonctionnement de la STEP sont crées par les postes de relevage, l’aération des effluents (sur-presseurs, brosses, turbines), ou encore le traitement des boues. Le fonctionnement de porte métalliques ou du dégrilleur génère également du bruit.

Le transport des boues et des produits chimiques est également générateur de nuisances auditives.

 

  •  Les effets sur le milieu naturel

Dans le cas d’une station d’épuration, les rejets dans le milieu naturel sont à l’origine des nuisances les plus importantes. Il s’agit de nuisances souvent visibles qui peuvent se manifester de différentes façons 

- Dégradation d’un cours d’eau à l’aval immédiat de la station. L’angoust par exemple , situé en aval de la station d’épuration de Font Romeu est pollué et selon Monsieur Jourdane, très affecté au niveau de la faune aquatique avec une diminution nette de sa population.

- Eutrophisation : le Sègre possède des zones sensibles à l’eutrophisation. Elle sera donc accentuée si le rejet est effectué dans cette rivière.

- L’interdiction de baignade est parfois prononcée lorsque  l’eau  est classée comme étant de mauvaise qualité c'est-à-dire lorsqu’il y a dépassement des nombres impératifs pour les Escherichia coli (2000 pour 100ml). Les paramètres physico-chimiques sont également à respecter.

- En ce qui concerne la pêche, elle peut également être interdite lorsqu’une eau ne respecte pas

Dysfonctionnement de l’écosystème

Le projet prévoit le rejet direct des effluents épurés dans le Sègre, mais la qualité des effluents devra respecter la réglementation. Les valeurs se situent dans la partie réglementation pour les stations d’épuration. Nous allons réaliser une modélisation des rejets d’effluent sur la rivière afin de voir leur dispersion et leur dilution dans rivière.