Introduction

De nos jours, le stockage de l’énergie est un problème important dans la gestion et la distribution d’électricité. Avec la demande qui ne cesse d’augmenter et le développement des énergies vertes, telles que l’éolien ou le solaire, qui sont intrinsèquement des énergies intermittentes (c’est-à-dire ne fonctionnant pas à la demande), la nécessité de se doter de moyen de stockage pour permettre d’ajuster au mieux la production à la demande est grandissante.

Actuellement, un seul moyen de stockage en masse de l’énergie est connu et fonctionnel, ce sont les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), qui utilisent l’énergie hydroélectrique. Il s’agit de stocker une masse d’eau en hauteur dans un bassin dit « supérieur » en la pompant à partir d’un bassin dit « inférieur ». Ensuite, il suffit de turbiner cette eau afin de produire de l’électricité à la demande. L'un des avantages d'une STEP est sa réactivité, il faut moins de 30 minutes pour qu'une STEP se mette en action.

Une bonne gestion d'une STEP consiste à pomper l’eau quand la demande en électricité est faible et donc peu chère (heures creuses et week-end), et à la turbiner (c’est-à-dire produire de l’électricité) quand la demande est forte et le prix de l’électricité élevé (heures pleines et semaine). Ainsi, grâce aux STEP, le réseau électrique français dispose d'un moyen très flexible d'ajustement de la production électrique. Une gestion couplée avec les énergies renouvelables intermittentes est également possible. En outre, une bonne gestion par rapport au prix de l'électricité permet à une STEP d'être rentable. 

 

Schéma de fonctionnement d'une STEP

(Source : Coopeolienne)

 

La France s’est dotée d’un parc de STEP dans les années 1970 et 1980 totalisant 6 GW et environ 5 % de la puissance totale installée, puissance équivalente à environ 6 tranches nucléaires. Ce parc a été principalement constitué en zone montagneuse et les sites les plus avantageux pour ces STEP classiques pompant de l’eau douce ont tous été exploités.