Investissement

2. Investissements

L’investissement pour ce projet de STEP marine est estimé à 1 390 M€ et correspond à un coût d’investissement d’environ 1735 k€ par MW installé, l’investissement étant considéré uniformément réparti sur une période de 4 années.

Cette estimation est basée sur les données d’un rapport de l’Union Française de l’Electricité (UFE, voir bibliographie) présentant la méthodologie d’une étude de rentabilité d’une STEP classique de 800 MW dont le bassin supérieur est plus grand (16 GWh de capacité de stockage) que pour ce projet de  STEP marine, et dont le bassin inférieur est considéré comme préexistant. Ainsi, les seules différences entre la STEP marine et celle étudiée dans ce rapport de l’UFE, sont l’utilisation de métaux adaptés à l’eau de mer, de géo-membranes bitumineuses pour l"étanchéité du bassin supérieur, les bassins constitués d’enrochement pour les prises d’eau inférieures (en mer), éventuellement des longueurs de conduites forcées plus grandes et un bassin supérieur plus petit. Les quatre premières différences ont tendance à augmenter l’investissement pour la STEP marine alors que la dernière le diminue.

Ainsi, le montant de l’investissement considéré dans ce rapport, 1040 M€, a été augmenté de 33% afin de prendre en compte les surcoûts dus à ces différences induites par une STEP marine.

Il a été tenté de déterminer ce coût d’investissement de manière plus précise en contactant les entreprises potentiellement capables de contribuer à la construction. Les entreprises Alstom, pour les groupes turbine-pompe et les alternateurs, Razel-Bec pour les travaux souterrains (puits d’accès, excavations pour les conduites forcées et l’usine souterraines) et Saveco pour les conduites forcées, ont été contactées. Cependant pour des raisons de manque de temps, d’indisponibilité ou de confidentialité, il n’a pas été possible d’obtenir de devis pour ce projet.

Pour ce qui est de la valeur terminale du projet, il est difficile de l’évaluer ; elle est donc considérée comme nulle. Ce choix est motivé également par la possibilité d’une obligation de démantèlement qui pourrait être coûteux.

Page éditée par Fabien Higounenc et Matthieu Sécher