Les eaux souterraines

Les eaux souterraines

1. La zone non saturée

Par définition, une zone non saturée (ZNS) est la zone du sous-sol comprise entre la surface du sol et celle de la nappe libre. L'épaisseur de la zone non saturée a été évaluée pour la région Pays de la Loire, par l'établissement public de référence dans le domaine des sciences de la Terre, le BRGM. La carte des épaisseurs moyennes des ZNS montre que le secteur d'étude présente une épaisseur moyenne faible, soit moins de 5m (Figure 1).

Figure 1 : Carte des épaisseurs moyennes des zones non saturées de la Vendée
(BRGM(1)
)

Une étude plus précise de la zone d'implantation, nous informe que l'épaisseur moyenne au niveau de cette zone est supérieure : comprise entre 5 et 10m. Comme nous l'avons vu précédemment, on se trouve sur sol de type sable dunaire. Cette couche s'étend sur les premiers 10 m, d'après le forage réalisé à proximité de notre site (Figure 2) : elle correspond donc à notre zone non saturée.

Figure 2 : Coupe lithologique d'un forage à proximité
(BRGM
)

           2. Phénomène d'infiltration et de ruissellement

L'IDPR est l'indice de développement et de persistance des réseau. Il est obtenue via l'analyse de l'organisation du réseau hydrographique qui dépend des structures et des lithologies géologiques du milieu naturel. Cet indice permet de rendre compte indirectement de la capacité intrinsèque du sol à laisser infiltrer ou ruisseler les eaux de surface. Il dépend ainsi de la perméabilité qui est par définition la capacité du sol à laisser passer fluide.

Le principe de l'IDPR repose sur la comparaison d'un réseau théorique, autrement dit composé d'un milieu homogène, au réseau mis en place sous le contrôle d'un contexte géologique.

Les valeurs de cet indice varie de 0 à n. Dans le cas des études du BRGM, l'organisme a multiplié les valeurs par 1000 et limité ces dernières à 2000. Le Figure 3 suivante récapitule l'interprétation des valeurs de l'IDPR :

Figure 3: Interprétation des valeurs de l'IDPR
(BRGM(1)
)

Nous retiendrons que lorsque l'IDPR est inférieur à 1000, l'infiltration des eaux est majoritaire. Une valeur, qui tend 2000, révèle d'un ruissellement majoritaire.

De plus, pour obtenir des valeurs plus significatives de l'IDPR, un paramètre supplémentaire a été considéré lors des études du BRGM : il s'agit des surfaces planes et des pentes faibles. Les marais cotiers et les grandes plaines alluviales sont les zones où les surfaces sont les plus planes et les pentes sont considérées comme faibles voir nulles (inférieur à 3°). Une fois l'ajustement effectué, nous obtenons les résultats sur la Figure 4 ci-dessous :

Figure 4: L'indice de développement et de persistance des réseau sur le département vendéen
(BRGM(1)
)

En conclusion, en ce qui concerne notre zone d'étude, l'infiltration est majoritaire et l'épaisseur moyenne de la zone non saturée est moyenne

3. Bibliographie

(1) BRGM, octobre 2003, cartes de vulnérabilité des bassins versants de la région Pays de la Loire, BRGMRP-53108-FR, consulté le 12/02/2013
Disponible sur <http://www.brgm.fr/publication/pubDetailRapportSP.jsp?id=RSP-BRGM/RP-53106-FR>