Marée seule

 

 

    Dans une première partie, nous avons souhaité modéliser le transport de matières polluantes flottantes sous l'action des seules forces de la marée.

    Voilà le résultat auquel nous sommes parvenu, c'est l'illustration 48 :

 

Illustration 48 : Simulation du transport des hydrocarbures aux 13 positions différentes

sur une période de 24 heures

(Trajectoires des flotteurs: lignes rouge ; Débits des courants : en couleur )

 

 

Interprétation :

    Les trajectoires des 13 flotteurs de l'illustration 48 révèlent la répartition des courants de surface dans l'arrière-port de Carnon. Sur les 13 flotteurs injectés initialement dans l'arrière port, 6 se sont échappés vers la mer. Ces 6 flotteurs ont été lâchés à l'origine soit près du grau, soit au sein même du canal. Le fait que ce soit ces flotteurs qui se soient échappés vers la mer est facilement compréhensible : c'est dans le canal et à proximité que les courants sont les plus élevés (débit fort de 30 m²/s). Sous l'action de ce fort débit et des champs de vitesses uniformément dirigés vers la mer, les trajectoires des flotteurs sont dirigées de façon rectiligne vers la frontière Sud de la zone.

 

    Mais si 6 flotteurs ont réussi à sortir et à être évacués vers la mer, il en reste tout de même 13-6=7 qui restent piégés dans l'arrière port.

    En effet, dans les deux ailes de l'arrière-port, les trajectoires des flotteurs présentent de nombreuses différences.

    Dans l'aile droite, les trajectoires sont beaucoup plus courtes pour un même laps de temps : les flotteurs ne se déplacent en effet que sur des zones très réduites et stagnent pratiquement pour certains d'entre eux. Cette zone de l'arrière port constitue donc une zone pratiquement sans courants avec des eaux stagnantes susceptible d'accumuler les polluants à leurs surfaces.

    Dans l'aile gauche ont lieu des phénomènes bien différents : les flotteurs adoptent deux comportements : ou bien ils stagnent (à l'extrémité gauche du port) ou alors ils suivent des trajectoires de recirculation. Mais dans les deux cas, le résultat final est le même : les polluants flottants sont piégés dans l'aile gauche et ne peuvent pas s'en échapper, soit parce qu'ils ont une vitesse nulle soit parce qu'ils sont entraînés dans leurs tourbillons de recirculation. L'aile gauche constitue donc elle aussi une zone où les polluants sont susceptibles de s'accumuler.