Mesures de suppression, de compensation, et de réduction envisageables

 

Mesures de Suppression, de compensation, et de

réduction envisageables

 

Ces mesures visent à atténuer les effets négatifs d’un projet sur l’environnement.

 

1. Le paysage

Les effets dus au terrassement liés à l’encombrement par des engins de construction ou le stockage de matériaux peuvent difficilement être compensés ou supprimés. Seule la vigilance lors de la phase de chantier pourra réduire ces effets. Il en est de même pour la pollution physico-chimique.

Un certain nombre de mesures permettront de respecter au mieux la qualité paysagère du site :

-  Évitement de zones à forts enjeux paysagers

- Conception générale du plan masse : implantation des ouvrages les uns par rapport aux autres, proportions en volumes surfaces hauteur

-  Enterrement de la station afin de minimiser son impact sur le plan visuel

- De plantations diverses, du traitement architectural des ouvrages destinés à améliorer l’intégration de la station dans le paysage,

-  Limitation des superstructures

Mais les méthodes d’investigations et analyses particulières comme par exemple une étude paysagère et architecturale, devra être adaptée au contexte et à l’importance du projet.
 

2. Le milieu naturel

Les effets dus aux engins de construction tels que les émissions de poussières peuvent être atténués par la mise en place de panneaux tout autour du chantier. Ils ne seront pas totalement supprimés mais réduits. Ils seront totalement supprimés en fin de chantier.

Les effets concernant les blessures de la végétation pourront être compensés par la plantation d’une nouvelle végétation en supplément ainsi qu’un suivi et un entretien en fin de chantier et pendant la phase d’exploitation. Il en est de même pour le déboisement. Même si les arbres ne peuvent être replantés sur le site même de l’exploitation, d’autres pourront être replantés sur un autre site en mesure de compensation.

 

3. Nuisances sonores et vibrations

L’enjeu ici est de limiter les nuisances sonores, tout en respectant les prescriptions réglementaires en vigueur.

Les nuisances entraînées par la construction et donc par les engins de construction peuvent difficilement être réduites. En revanche, les horaires d’émissions sonores peuvent être mis en place afin de respecter les riverains et l’utilisation d’engins conformes à la réglementation.

Pour la station, un choix optimisé des équipements et le capotage de certains d’entre eux, peuvent atténuer les émissions de bruit. Une autre mesure, est d’insonoriser le local du sur presseur par exemple et de régler des plages de fonctionnement des équipements les plus bruyants en période diurne.

Il en est de même pour les vibrations en utilisant des choix judicieux concernant les itinéraires pour les accès chantiers, les approvisionnements de matériaux, mais également les périodes de travaux adaptées aux contraintes de voisinage. Il est possible aussi de mettre en place des supports anti vibrations pour certains équipements en exploitation comme dans le cas de turbines ou de pompes.

Afin de quantifier l’impact sonore du site des études acoustiques prévisionnelles peuvent être effectuées sur la base d’une modélisation 3D avec cartographie couleur. L’utilisation d’un programme informatique permettra de déterminer le niveau perçu, de vérifier les conditions d’émergence sonores sur le voisinage, et de connaître la contribution de chaque source ainsi que de celle de l’installation complète.

 

4. Nuisances olfactives

Les odeurs peuvent avoir différentes origines au niveau d’une station d’épuration. Les mesures de suppression ou de réduction sont diverses comme le contrôle de la qualité des effluents amont ou encore un dimensionnement adaptés des filières eau et boues par rapport aux caractéristiques qualitatives et quantitatives des effluents à traiter.

L’optimisation du dimensionnement est importante pour limiter les stagnations et les risques de fermentations en cas de fortes variations de charge. Les mesures comme la couverture voire la désodorisation des postes les plus critiques peuvent être envisagées. L’air issu du système de ventilation des locaux techniques peut être traité pour réduire l’impact olfactif de même qu’une bonne gestion des boues.

Il est préférable dès la conception de la station d’envisager une solution présentant le moins de risques d’émissions d’odeurs, tout en répondant aux impératifs économiques.

Dans le tableau ci-dessous sont regroupés les causes principales d’odeurs et les remèdes que l’on peut apporter selon les postes de traitement des eaux usées ou de boues.

Source: Rapport BRGM                                 Sources d’odeurs par postes de traitement et remèdes envisageables