Présentation des riques majeurs

Présentation des Risques Majeurs naturels

Les Plans de Prévention des Risques naturels prévisibles (PPR naturels), sont les documents précisant les risques par secteur géographique. Ils s'inscrivent dans une politique de gestion des risques. Ils sont établis suite à une concertation du public au sein des communes concernées. Ils visent à informer les citoyens des risques auxquels ils sont soumis et la manière de s'en protéger. L’objectif de la procédure des PPR est de réduire les dommages lors des catastrophes naturelles. Pour cela, ils permettent de maîtriser l’aménagement du territoire, en évitant d’augmenter les enjeux dans les zones exposées à risque et en diminuant la vulnérabilité des zones déjà urbanisées.  Les PPR indiquent une servitude d’utilité publique et sont annexés aux Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) des communes, à respecter lors de dépôt de permis de construire.

Le Plan de Prévention des Risques Littoraux de la Baie de Bourgneuf et facade Vendéenne concerne les communes de La Barre-de-Monts, Beauvoir-sur-Mer et Bouin. Il a été prescrit par l'état début 2011 (Figure 1), c'est à dire que la procédure a débutée en 2011 et le document complet sera approuvé en 20141.

 

Figure 1 : L'état d'avancement des Plan de Prévention des Risques d'Inondation et Littoraux en Pays de Loire
(DREAL )

 

D'après les données du portail de la prévention des risques majeurs, la commune de la Barre-de-Monts présente plusieurs risques naturels. Tout d'abord, le territoire est concerné par des risques de mouvement de terrain du au recul du trait de côte et de falaises. Des risques d'inondation par submersion marine, d'inondation terrestre, d'incendie de forêt, de séisme et météorologiques sont aussi présents2.

Le risque de mouvement de terrain

Figure 2 : Trait de côte
(littoral.aquitaine.fr)

Le risque de mouvement de terrain est engendré par deux phénomènes différents, l'évolution du trait de côte et l'avancé dunaire.
Le recul du trait de côte par érosion concerne une grande partie des côtes basses meubles où se situent les plages (Figure 2), et certaines côtes à falaise. Il correspond au déplacement vers l’intérieur des terres de la limite entre le domaine marin et le domaine continental. C’est la conséquence d’une perte de matière sous l’effet de l’action de facteurs naturels comme les vents, les tempêtes, les courants littoraux, l'énergie des vagues, les variations du niveau de la mer. Des facteurs anthropiques sont aussi à l'origine du recul du trait des côtes sableuses, tels que l’assèchement de bassins côtiers, l’arrasement des dunes, le piétinement, la surfréquentation et les aménagements de front de mer. Quant à la progression du trait de côte, elle se fait suite à l’accumulation de particules sédimentaires.

L’avancée dunaire est la progression d’un front de dune vers l’intérieur des terres. Ce phénomène résulte du déplacement des sables sous l’effet du vent marin, elle est peu observé sur les côtes françaises.
L'installation étudiée est face à un risque de déplacement du trait de côte et d'avancée dunaire.

Le risque d'inondation par submersion marine


Figure 3 : Submersion marine
(lafautesurmer.net)

Les submersions marines sont des inondations temporaires de la zone côtière par la mer dans des conditions de météorologie et de marées désavantageuses, (Figure 3). Elles engendrent des niveaux marins importants et des conditions d’état de mer défavorables3. L'installation de l'usine de dessalement se situe donc dans une zone potentielle d'inondation par les eaux marines lors d'aléas climatiques et de fort coefficient de marées.

Le risque inondation terrestre

Les inondations terrestres peuvent êtres de trois origines3 :
• les crues de plaine : elles surviennent en régions de plaine ou de marais avec une montée lente des eaux par débordement d’un cours d’eau et/ou par remontée de la nappe phréatique,
• les crues torrentielles : elles surviennent dans des cours d’eau avec une montée rapide des eaux,
• les coulées de boues : elles surviennent sur des bassins versants pentus lors d’averses violentes.

Concernant la Barre-de-Monts, les inondations sont dues aux crues de marais. Ce qui ne concerne pas la zone précise d'étude située côté littoral. Les marais et la zone d'étude sont séparés par le tissu urbain. Il n'y a donc pas de risques d'inondation terrestre sur la zone d'étude.

Le risque de feux de forêt


Figure 4 : Feu de forêt
(ladepêche.fr)
 

La Vendée est un département très peu boisé (5 % de la surface).Toutes les essences d'arbres présents en forêt sont susceptibles de brûler. Le risque d'entrer en feu est plus lié au stade d’évolution (la hauteur et la densité) qu’à l’essence. Ainsi, un fourré de chênes verts en feu dégagera une chaleur intense et plus difficile à maîtriser qu’un feu courant sous des vieux pins maritimes. Le boisement est situé le long des bandes littorales, dans les bocages et les marais. En ce qui nous concerne, la bande littorale boisée, large au maximum de 3-4 km, présente des forêts, domaniales dans leur grande majorité. Comme décrit dans le Milieu Naturel et le Milieu Physique, les dunes ont une grande sensibilité écologique, les sols sont constitués exclusivement de sables. La zone est soumise aux aléas climatiques et physiques (érosion marine et éolienne,embruns, ...). Le peuplement forestier est issu des plantations massives de pins maritimes prévues pour stabiliser les dunes, avec une colonisation du chêne vert en progression.
Dans la zone d'étude, le risque de feu de forêt est grand, notamment en période de sécheresse.

Le risque sismique


Figure 5 : Risque sismique
( le webpedagogique
)

Un séisme provient de l'accumulation d'énergie qui se libère et provoque la fracturation des roches en profondeur et se traduit en surface par des vibrations du sol. Les dégâts observés en surface sont fonction de l'amplitude, de la fréquence et de la durée des vibrations. Sur le littoral, il peut provoquer un raz de marée.

Le risque sismique est présent sur la commune de la Barre-de-Monts. La commune est située en zone de sismicité modérée2 : zone 3. Il existe 5 classes de risques de 1 (risque faible) à 5 (risque important). Le dernier séisme recensé au plus proche de la commune de la Barre-de-Monts date de 1968. Il s'est déclenché à Saint-Jean-de-Monts, il était d'une magnitude 4,5 sur l'échelle de richter.
Il y a donc peu de risque sismique sur la zone d'étude, mais ce risque n'est pas nul.

Le risque météorologique

Le risque météorologique implique les tempêtes, les tornades, la sécheresse, la neige et le verglas. La zone d'étude est confrontée à ce risque car elle est proche du littoral.

Le risque Industriel de Transport de Marchandises Dangereuses

Il y a un risque de Transport de Marchandise Dangereuse (TMD) au niveau de la Barre-de-Monts car il y a un axe routier principal passant du sud au nord de la commune allant jusqu'à l'île de Noirmoutier. Il n'y a aucun risque de TMD par voie ferrée car aucun axe ferroviaire ne traverse la commune, de même aucun risque lié au gaz car il n'y aucune conduite de gaz sur la commune. La zone d'étude est éloignée de l'axe routier principal donc il n'y a pas de risque de TMD à prendre en compte dans notre étude.


Figure 6 : Risque industriel TMD
(var.sit.gouv.fr)

Bibliographie :

1 Arrêté préfectoral n°2011-DDTM /SERN n°029 de prêscription du Plan de Prévention des Risques naturels  prévisibles littoraux des communes de La Barre-de-Monts, Beauvoir-sur-Mer et Bouin, janvier 2011.

2 Portail de communication des risques majeurs, Ma commune face au risque,
<
http://macommune.prim.net/ >
Consulté le 19/02/2013 

3 Dossier départemental des risques majeurs en Vendée, Préfecture de Vendée, 2012.