Réseau plus complexe

   Réseau plus complexe

   Le réseau étudié dans cette partie est plus proche de la réalité et donc plus complexe à modéliser. Les villages de Saillagouse et d'Estavar sont représentés par plusieurs points d'altitudes différentes tandis que Err et Llo continuent d'être modélisés par un seul point. Nous avons aussi des informations plus précises sur les profondeurs auxquelles sont enterrées les canalisations. De plus, nous prenons ici en compte le poste de relevage en sortie de Saillagouse.

   Sur la carte suivante, les points pour lesquels nous disposons de données d'altitude et de profondeur sont représentés. Pour les points dont nous ne disposons pas de valeur de profondeur, nous avons arbitrairement choisi d'enterrer les canalisations à 2 m de profondeur.

 

Altitudes et profondeurs du réseau

 

Sur les images suivantes, nous pouvons voir le réseau que nous avons tracé pour chacun des emplacements étudiés. Nous pouvons aussi voir les coupes des réseaux reliant Err et Llo à l'emplacement P1 puis P2. Sur ces coupes, le poste de relevage est situé au niveau du trait bleu turquoise.

 

Réseau pour l'emplacement P1

Réseau pour l'emplacement P2

 

                                 Coupe du réseau Err - P2                                                         Coupe du réseau Llo - P2

 

                                 Coupe du réseau Err - P1                                                         Coupe du réseau Llo - P1

 

Profondeur des stations :

La parcelle sur laquelle est situé l'emplacement P1 est plate. Afin de permettre l'écoulement entre le dernier point du réseau et la station, nous choisissons de construire une canalisation ayant une pente de 1%. La canalisation rejoindra donc l'emplacement P1 à une profondeur de 2m.

De même, la pente de la dernière canalisation pour l'emplacement P2 est de 1.4%. La canalisation rejoint la station à une profondeur de 1 m.

   La pente de l'avant dernière canalisation étant, respectivement pour P1 et P2, de 0.7 et 1.2%, nous pouvons difficilement enterrer moins profondemment les canalisations car, en réduisant encore les pentes, nous compromettrions l'écoulement. Il est donc important de vérifier que les stations d'épuration ne puissent pas être inondées par des eaux d'infiltration provenant de nappes phréatiques issues des cours d'eau.

  Nous avons décidé de considérer le cas le plus défavorable, à savoir, les surfaces libres des nappes phréatiques sont supposées à la même hauteur que le fil d'eau des ruisseaux et s'étendent jusqu'aux stations. Cependant, le lit des cours d'eau est environ 2 m plus bas que les berges. Les stations étant respectivement enterrées à 2 et 1 m, elles ne devraient pas être siège à inondation. Néanmoins, des études plus approfondies permettraient d'affirmer ou d'infirmer cette hypothèse. Dans le cas où l'une des stations serait sensible à une inondation, deux solutions peuvent être envisagées. Tout d'abord l'installation d'une pompe en amont de la station permettant de relever toute l'eau arrivant à la station et permettant ainsi d'installer la station en surface. Cette solution parait ici contraire à notre but qui est de construire un réseau majoritairement gravitaire. Une deuxième solution est de construire un revêtement étanche pour la station concernée.

 

Le tableau ci-dessous est un descriptif de tous les tronçons créés pour cette modélisation. Nous pouvons voir ici le diamètre des canalisations (respectivement 300 et 200 mm pour les canalisations nommées d300 et d200) ainsi que la pente de chaque tronçon.

Tableau récapitulatif des canalisations

 

   Nous avons aussi ajouté le poste de relevage en sortie de Saillagouse à cette modélisation. Pour cela, nous avons créé un ouvrage spécial sur le point nommé Pompe. Le tronçon amont arrive en ce point à une profondeur de - 3 m alors que le tronçon aval en repart à partir d'une profondeur de - 0.74 m comme nous pouvons le voir sur la coupe ci-dessous.

 

Canalisations amont et avale du poste de relevage de Saillagouse

 

La côte au radier de ce point est fixée à 1278 m. Elle doit être inférieure à la côte d'arrêt de la pompe. La pompe est créée comme le montre la figure suivante. Les flèches vertes représentent les chutes que le réseau impose au niveau de la pompe. Sur la figure suivante, nous choisissons le mode de fonctionnement de la pompe. Nous avons choisi une loi continue de débit 0.05 m3/s. Nous définissons aussi les côtes de marche et d'arrêt de la pompe.

 

Création du poste de relevage

 

Fonctionnement de la pompe

 

   Comme pour le réseau simple, nous allons nous intéresser aux débits et vitesses dans les canalisations. Nous réaliserons trois simulations pour chaque emplacement chacune d'une durée de sept jours. La première sera réalisée sans ajout d'eaux parasites, pour la seconde nous prendrons en compte les eaux de pluie tout au long de la journée. Enfin, pour la dernière simulation, les eaux parasites n'interviendront que pendant 3 heures au moment le plus défavorable de la journée.

 

   Nous vérifierons le bon fonctionnement de la pompe, les valeurs de vitesse et le non débordement du réseau pour les deux emplacements. Nous changerons dans un deuxième temps le diamètre des canalisations reliant le réseau existant aux futures stations d'épuration afin de déterminer les dimensions idéales.