Résultats

Résultats

​Nous ne considérerons donc que la pluviométrie et l'infiltration.

Sur notre sous bassin versant, voici les résultats que nous avions:

Moyennes annuelles
Année Pluie (mm) Evapo transpiration(mm)
2006 577 518
2007 593 495
2008 797 456
2009 783 507
2010 877 573
2011 767 553

 

Nous aurons donc le ruissellement global suivant:

Moyennes annuelles
Année Ruissellement (mm)
2006 59
2007 98
2008 341
2009 327
2010 304
2011 214

 

Avec un sous bassin versant de 118,76 km², il nous suffit alors de multiplier le ruissellement par la surface et de le diviser par le nombre de secondes dans une année pour l'avoir un m3/s.

Moyennes annuelles
Année Ruissellement (m3/s)
2006 0,22
2007 0,37
2008 1,28
2009 1,23
2010 1,14
2011 0,81

 

Ce ruissellement représente le ruissellement de surface, de sub-surface et souterrain annuel moyen.

Après discussion avec la Régie de la Haute Vallée du Sègre, nous avons appris que les roches présentes (schistes) étaient assez peu perméables et que nous pouvions négliger le phénomène d'infiltration. Nous savons donc que nos débits moyens à l'exutoire du sous bassin versant peuvent varier, au maximum entre 0,22 et 1,3 m3/s (année sèche ou année pluvieuse) ou peuvent être plus faibles.

Maintenant que nous avons nos débits à l'exutoire, nous allons utiliser la formule explicitée dans la partie méthodes statistiques​ afin d'évaluer notre débit aux différents points près de la STEP. Nous avons donc:

Le débit actuellement obtenu est celui de notre exutoire, faisant 118,76 km². En utilisant une surface de 39,98 km² pour le Sègre, 55,1275 km² pour l'Angoust et 23,3325 km² pour Estahuja. Pour la première confluence, entre le Sègre et l'Angoust, nous choisirons une surface sommant celle des deux sous bassins. Voici ce que nous obtenons:

Débits moyens (m3/s)

Année Sègre Angoust Estahuja Confluence 1
2006 0,092 0,119 0,060 0,184
2007 0,155 0,200 0,101 0,310
2008 0,536 0,693 0,348 1,072
2009 0,515 0,666 0,335 1,030
2010 0,477 0,617 0,310 0,954
2011 0,339 0,438 0,220 0,678

                                 

Situation

Sachant que le débit du Sègre est mesuré par une station, nous avons effectué les moyennes annuelles des débits enregistrés (afin d'obtenir l'intégralité des débits mesurés et de combler les données manquantes, voir partie traitement des données):

Débits mesurés
Année Débit (m3/s)
2006 0,24
2007 0,01
2008 0,44
2009 0,18
2010 0,35
2011 0,28

Nous voyons que l'ordre de grandeur trouvé est assez bon. Nous pouvons donc estimer une infiltration quasi inexistante. De plus, entre 2006 et 2009 les débits mesurés ont été partiellement estimés, ils ne sont donc pas forcément exacts. Pour l'année 2007, une grande partie des valeurs a été estimée, par les méthodes décrites dans détermination des débits de référence. Nous ne tiendrons pas compte de cette année dans nos calculs.

Si une véritable étude sur le bassin hydrologique, les débits, les crues, l'inondabilité et autres paramètres hydrologiques doit être effectuée sur le bassin de la Haute Vallée du Sègre et plus particulièrement la zone d'Estavar, il est impératif d'installer des stations de mesure de débit sur les cours d'eau d'Estahuja et de l'Angoust ainsi que des stations de pluviométrie à diverses altitudes du sous bassin versant. Nous avons vu (et nous allons voir) que la neige joue un rôle extrêmement important sur la compréhension du comportement du sous bassin versant et il est aussi nécessaire d'avoir des moyens de la quantifier.

Ce bilan hydrologique nous a permis d'avoir un ordre de grandeur pour nos résultats suivants. Par contre, nous ne pouvons pas compter sur lui pour nous donner la vraie valeur du débit d'inondation, car nous n'avons pas pris en compte les effets de la neige qui peuvent avoir un impact sur le débit et les effets du relief. C'est pour cela que, dans un premier temps, nous allons faire une étude statistique qui nous permettra de mieux comprendre le fonctionnement du bassin versant.