Revue des énergies actuellement utilisées en France

Revue des énergies actuellement utilisées en France

La production optimale de 40 000 m3 d’eau potable par jour nécessite une consommation énergétique d’environ 200 000 kWh par jour. Différentes sources d’énergies primaires sont actuellement disponibles en France mais engendrent pour la plupart des impacts environnementaux importants.

L’énergie primaire est définie par l’INSEE comme étant «l'ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés. Ce sont principalement le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel, les combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l'énergie hydraulique, l'énergie du vent, la géothermie et l'énergie tirée de la fission de l'uranium.». La répartition de la production de ces énergies en France en 2011 est représentée ci-dessous (Figure 1).

Figure 1 : Répartition de la production d'énergie primaire en France en 2011
(Insee, 2012)

Le constat est sans équivoque : la principale source de production d’énergie primaire en France est le nucléaire à environ 83 % alors que les énergies renouvelables ne représentent que 15% de la production énergétique.

Pourtant l’énergie nucléaire suscite de nos jours de nombreuses polémiques, d’une part  à cause du spectre des catastrophes de Tchernobyl en 1986 et de Fukushima en 2011 et d’autre part à cause de la gestion et de la dangerosité des déchets radioactifs. Malgré l’indépendance de la France en matière d’énergie grâce à son exploitation, les politiques actuelles visent à réduire la part du nucléaire dans la production énergétique primaire.

Ainsi, la tendance à l’heure actuelle est à l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans la production d’énergie en France et en Europe. En effet, l’Union Européenne a fixé dans le Paquet Energie-Climat en 2008 un objectif de « 20% de la consommation d’énergie produite à partir d’énergies renouvelables en 2020 » tandis que la France espère atteindre 23%. (Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, 2010).  

Cet objectif ne semble pas irréalisable au vu de l’essor de nouvelles technologies et de l’évolution de la production d’énergies renouvelables au cours de ces dernières années (Figure 2).

Figure 2 : Graphe de l'évolution de la production de l'ensemble des énergies renouvelables en Francesur 4 ans
(Insee, 2012)

Sur l’ensemble des énergies renouvelables on note une baisse de la production entre 2010 et 2011 à cause d’une utilisation moindre de filières plus ou moins controversées comme la filière « Bois-énergie » (capacité des forêts cultivées à fournir les besoins écologiques des forêts primaires), « Biocarburant » (diminution des surfaces disponibles pour la production de produits alimentaires) ou « Hydraulique » (impacts écologique sur la faune piscicole) (Figure 3). Cependant, comme le montre la Figure 4, la production d’autres énergies renouvelables est en constante augmentation.

Figure 3 : Graphe de l'évolution de la production d'énergies renouvelables en France sur 4 ans
(Insee, 2012)

Figure 4 : Graphe de l'évolution de la production d'énergies renouvelables en France sur 4 ans
(Insee, 2012)

 

Ainsi  dans le but d’une réduction des impacts environnementaux de l'usine de dessalement, l’utilisation d’énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien pour alimenter celle de Vendée semble opportune.