Solutions de dragage

Le dragage consiste à extraire les sédiments déposées au fond d'un plan d'eau.

C'est notamment une opération nécessaire à l'entretien et à l'usage du port. En effet, les zones portuaires concentrent les sédiments, apportés à la fois par les cours d'eau et par la mer, et de part leurs géométries et les faibles vitesses régnants à l'intérieur, la déposition est très importante. De plus, dans les estuaires la rencontre des deux masses d'eau (eau douce et eau de mer) provoquent une accélération de la sédimentation. Pour vous fournir un ordre d'idée, 50 millions de m3 de sédiments sont dragués chaque année en France ( source: wikipédia).

Les sédiments extraits peuvent être extraits, ou rejettés en mer par clapage. Ils peuvent toutefois constituer un risque pour l'environnement, s'ils sont extraits de zones industrielles ou pollués. Un dragage est donc généralement accompagné d'une étude d'impact environnementale.

Dragage du port de Port-La-Nouvelle par le Cap Croisette (Source: Wikimedia)

 

Dans la situation actuelle du port de Carnon, les opérations de dragage de l'avant-port tendent à rétablir une profondeur des fonds de l’ordre de 3m au niveau du chenal de navigation.

Avec les nouvelles géométries présentées, un dragage plus conséquent doit être envisagé. En effet la zone située derrière le contre-épi à tendance à s'ensabler, or cette zone doit rester navigable si l'on veut y stocker des bateaux. Cela représentent une superficie supplémentaire d'environ 1.1 ha  pour la géométrie 1 et 0.9 ha pour la géométrie 2.

Concernant les coûts, le dragage constitue un budget élévé pour les ports, qui sont soumis à la remise d'appels d'offres publics. Selon le document de L'IDRA, les coûts peuvent varier de 2 à 30 €/m³, pouvant même atteindre jusqu'à 100  € en Europe (source: wikipédia).

En prenant un dépôt moyen de 50 cm en deux ans et un prix moyen de 15€/m3 (en se situant par rapport au relévés bathymétriques entre 2005 et 2007), on peut évaluer grossièrement un surcoût d'environ 42000 € /an pour la géométrie 1 et de 33500 €/an pour la géométrie 2.

Ce sont donc des coûts qui ne sont pas négligeables comparativement aux recettes apportés par les stationnements de bateaux supplémentaires. En effet, selon la pré-étude menée par le groupe Egis Eau (document fourni par J.Piallat voir bibliographie), les aménagements proposés pourrait dans le meilleur des cas héberger environ 100 places à flots supplémentaires, pour une recette estimée à environ 200000 €/an.