Transport pollution flottante

 

    La deuxième sorte de polluant que nous avons choisi de modéliser est la pollution flottante (hydrocarbure, sacs plastiques...). C'est en effet une pollution rencontrée dans tous les ports de plaisance et de pêche. Comme expliqué dans la partie précédente "Modélisation de notre zone d'étude", ici, les mouvements de cette pollution seront modélisés dans tout le port à l'aide de la fonctionnalité 'FLOTTEURS' dans le logiciel Telemac 2D.

    En effet, les trajectoires adoptées par ces flotteurs suivant les courants de surface du port et donc les flotteurs illustrent parfaitement les trajectoires qu'adoptent les polluants flottants (qui eux aussi suivent de façon passive les courants de surface).

 

Objectifs :

    Nous allons donc ici chercher à visualiser les trajectoires des polluants flottants et par là même, à identifier des éventuelles zones mortes (endroit avec peu de débit -et donc de vitesse- où le polluant stagne sans pouvoir sortir de cet espace et où des recirculations de courants se créent) au sein du port de Carnon.

 

► Méthodologie pour modéliser les trajectoires des polluants

 

    Pour analyser les trajectoires des tâches d'hydrocarbure dans le port de Carnon, nous avons choisi d'analyser 3 zones différentes (illustration 47). Pour ce faire, nous plaçons 13 flotteurs dans ces 3 zones via le logiciel Telemac, en des positions stratégiques du port :

  • 1 dans le grau
  • 5 dans l'aile gauche de l'arrière port (zone "aile" gauche)
  • 7 dans l'aile droite de l'arrière port (zone "aile" droite)

        L'illustration 47 présente une carte des emplacements initiaux de nos treize flotteurs - aux positions marquées '+' - et donc des emplacements initiaux de nos matières flottantes :

 

 

 

Illustration 47 : Emplacements de nos 13 matières flottantes modélisées avec Telemac 2D et dénomination des différentes zones de notre surface étudiée.

 

    Dans ce projet, nous allons étudier les forçages (sur le transport de polluants flottants) dus à des vents soufflants dans différentes directions, et cela toujours combiné avec les effets de la marée à la frontière Sud et du débit du grau à la frontière Nord. Les vents que nous simulons sont (tout comme dans la partie précédente) de direction et d'intensité constantes au cours du temps.

 

 

► Conditions aux limites générales pour l'étude du transport de pollution flottante

  • Sur la frontière Sud nous imposons une hauteur de 0.1m NGF (comme précédemment, il s'agit de la côte moyenne de la mer à Carnon par rapport à la référence du référentiel NGF qu'est Marseille).

 

  • Nous imposons également une condition de marée sur la frontière Sud comme dans les études précédentes (avec la même amplitude de 0.2m et la même période de 12 heures)

 

  • La condition à la limite à la frontière nord se met par débit de 30 m3/s (comme précédemment). Nous allons mener l'ensemble de nos simulations en configuration barrage ouvert. En effet, pour des vents de 80 km/h le barrage est ouvert pour quasiment toutes les directions de vent. Seule la direction Sud-Est provoque une fermeture du barrage (côte de 35.9 cm très légèrement supérieure à la limite de 35 cm). Nous allons donc, pour conserver une cohérence entre les simulations, mener toutes les expériences avec un barrage ouvert.

 

►Vents simulés

     Nous souhaitons étudier 4 directions du vent avec des intensités différentes. Voilà donc les choix d'étude que nous avons faits :

  • 4 Directions étudiées : Nord-Est, Nord-Ouest, Sud-Est et Sud-Ouest

 

  • 3 Vitesses de vent observées pour chaque direction: 0 km/h, 10 km/h et 80 km/h

 

    Vous trouverez dans les pages suivantes les détails de nos résultats et de nos interprétations.